Échecs en tension, un set de pièces tenues par tenségrité

Bonjour ! Aujourd'hui j'avais envie de vous parler du premier machin que j'ai bricolé dans un FabLab (et potentiellement du seul que je bricolerai dans un FabLab si je ne me bouge pas pour y aller davantage).

Juste après la fin de mon dernier emploi, en octobre 2020, quand je pensais encore que la bataille pour débloquer mon assurance chômage n'allait pas durer trop longtemps, je me suis inscrite à une mini-formation sur projet dans le FabLab le plus proche de chez moi...

Vous savez quoi, ça commence à ressembler à un de ces articles sur des blogs de cuisine où la personne relate sa vie et celle de toute sa lignée avant de passer aux ingrédients et instructions. Coupons court : si vous voulez seulement voir les fichiers 3D et des photos du set de pièces d'échec qui tiennent debout par tenségrité, allez voir ça sur thingiverse

Du coup dans la suite de l'article on parle de ça

Donc, j'ai envie de suivre la formation sur projet du FabLab, mais pour ça il faut un projet. Suant à grosses gouttes car je ne suis pas portée fabrication formelle, je brainstorme : ils aiment quoi, les gérants de FabLab ? Dans le chapeau métaphorique des idées qui ne crachent pas très loin, je pioche "les échecs" et "la tenségrité" et paf, le projet était né : j'allais faire l'équivalent des structures qui tiennent toutes seules grâce à des chaînes ou des câbles ou des fils, mais ce seraient des pièces d'échec.

Ma proposition a été acceptée car il se trouve que le projet n'avait pas besoin d'être innovant ou quoi que ce soit pour ouvrir droit à la formation. ¯\_(ツ)_/¯

Je modélise les pièces en 3D après avoir repéré des design et calculé le ratio base/hauteur à l'arrache des pièces d'un échiquier classique. Un pion, c'est pas trop dur à modéliser. Une tour ? Ça se fait. Fou, dame, roi ? Allez. 

Mais le cavalier. LE CAVALIER. Je le garde pour la fin, et puis j'abandonne la lutte.

Dada.

Restait à donner vie et matérialité à ces objets encore théoriques : après des tests peu concluants sur une imprimante 3D qui fait du dépôt de filament, je finis par imprimer en résine. La résine, c'est beau mais c'est lent. Plus de vingt heures d'impression plus tard (il y a eu des ratés), j'ai tous mes morceaux et je monte les trente-deux pièces avec du fil de nylon transparent.

Roi montés

Parlons du montage. C'était une épreuve de patience, et un réapprentissage des ouvrages délicats. La bonne blague, c'est que personne ne m'a jamais demandé quoi que ce soit : je me suis infligé ça à moi-même. Comme tout ce qu'il y a de présenté sur ce blāūg : cet article est donc parfaitement dans le sujet depuis le début.

Je n'ai pas la moindre idée de ce que je vais faire de ce jeu d'échecs ; il serait peut-être temps que j'apprenne à jouer aux échecs.

La magie m'est complètement perdue, tout ce que je vois c'est un jeu d'échecs normal maintenant.


Cet article ne tient pas vraiment debout mais laissez-moi tenter de le conclure : si jamais vous avez l'occasion de passer la porte d'un FabLab gratuitement, faites-le ! Je me suis bien marrée en découvrant des machines et des savoir-faire que je ne connaissais pas, je recommande l'expérience.

Les fichiers du projet sont sous licence "CC0" parce que c'était la condition pour pousser gratuitement la porte du FabLab. Si jamais quelqu'un lit cet article et veut refaire le jeu d'échecs que ce soit dans cet état ou en l'améliorant, tout est sur thingiverse, vous avez ma bénédiction, n'hésitez pas à me biper pour avoir de l'aide, et surtout, surtout, envoyez-moi des photos.

Passez une très belle journée !

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