dimanche 17 octobre 2010

News du 17/10/10

Amis lecteurs, bonjour.

Aujourd’hui, en ce mois d’octobre, j’ai des coups de gueule.
PARFAITEMENT.

Premier coup de gueule : le docteur Watson. (Si, vous savez, le pote à Sherlock).
On pense toujours à lui comme un vieil obèse aux cheveux rares et à la comprenette difficile. Au début de la première aventure de Sherlock Holmes, intitulée « Une étude en rouge » et sorti en 1887, se trouve un bref résumé de la vie de Watson avant sa rencontre avec celui qui devient ensuite son colocataire et ami. Le docteur Watson, comme son titre l’indique, a réussi de brillantes études de médecine, mais est à la retraite. Donc c’est forcément un vieux, me direz-vous.
Pauvre blanc-bec. Relisez donc. Watson était engagé dans l’armée britannique à l’occasion de je-ne-sais-plus-quelle-guerre-stupide-et-coloniale-pour-la-gloire-de-sa-Majesté ; il s’est fait canarder au bout de trois jours et a passé les six mois suivants à l’hôpital, où il a, précision essentielle, perdu dix kilos d’anatomie diverse. (Obèse ? Vous m’en direz tant). C’est en cela que Watson est retraité : il n’est plus en état de travailler. Mais alors, s’il a accompli sa médecine, Watson serait-il effectivement vieux, ou du moins largement trentenaire ?
Pauvre cruchon. Recontextualisez donc. Watson vit à la fin du dix-neuvième siècle : les études de médecine duraient à l’époque trois, quatre ans à tout casser ! Eh les gens, on n’avait pas encore découvert les virus ! La médecine était basée sur la chirurgie, donc l’anatomie, et faut pas une décennie pour apprendre le nom de trois os et deux muscles !
Watson a donc vingt-cinq ans à tout casser. Il revient des Indes, il est tout bronzé. C’est un putain de beau gosse, et pis c’est tout. Tu m’étonnes qu’un petit étudiant en chimie passionné de criminologie lui tombe presque dans les bras.

Deuxième coup de gueule : les incultes.
Sur le site web DTC (Dans Ton Chat, recensant des citations sur messageries instantanées censées être drôles), j’ai lu l’autre jour une citation.
« Tu crois que le four dans la cuisine d’un juif, c’est un Bosch ?
– Je suis juif, connard. (…) Eh merde, t’as raison, c’est un Bosch. »
…Pourquoi pas. Ce n’est pas là ce qui me choque. Cependant quelqu’un dans les commentaires a cru bon de caser une autre petite blagounette :
« Connaissez-vous la différence entre une pizza et un juif ? La pizza, elle cogne pas sur la porte du four pour se barrer ! PTDR ! »
Et là je dis, respect. Une telle inculture, ça frise le génie.
Dans les camps d’extermination, les nazis enfermaient leurs victimes dans des chambres étanches où était ensuite déversé un gaz toxique, le Zyklon-B, qui provoquait la mort dans d’atroces souffrances. (Le Zyklon-B a été mis au point par des ingénieurs de l’entreprise Bayer, vous savez, les mêmes qui aujourd’hui fabriquent des insecticides. C’est ce qu’on appelle le côté obscur de la chimie). Après seulement, ils faisaient déplacer les corps par d’autres prisonniers –généralement les plus robustes du lot d’arrivant qui avaient été conservés à cet usage– jusque dans de grands fourneaux où même leurs os se consumaient. Touche d’horreur supplémentaire : les esclaves devaient fouiller les cendres à la recherche d’éventuelles dents en or fondues.
Donc, reprenons. Vivant->Gaz->Mort->Four. Où voyez-vous là-dedans que les nazis faisaient brûler les gens vifs ? L’autre crétin d’inculte confond, je le crains, avec l’inquisition espagnole.
Le devoir de mémoire, bordel, vous en faites quoi ? Les victimes de la Shoah ont droit à des plaisanteries dignes, qui n’insultent pas l’horreur qu’elles ont subie. Donc :
« Connaissez-vous la différence entre un moustique et un juif ? Le moustique, t’as pas besoin de lui faire croire que c’est la douche ! »
Un peu de respect, s’il vous plaît.

Troisième coup de gueule : les plaques électriques.
J’ai renversé de l’huile d’olive sur l’une des miennes alors qu’elle était bouillante. En plus, ce sont des vieux modèles dotés d’une grande inertie thermique. Je vous raconte pas la transformation physico-chimique : j’ai bien cru mourir étouffée dans la vapeur d’huile. (Tout ça pour un œuf sur le plat).

Quatrième coup de gueule : les œufs sur le plat.
Je me suis préparé un œuf sur le plat, et il n’a rien trouvé de mieux à faire que de se séparer. Le jaune à droite, le blanc à gauche. Entre les deux, un no egg’s land. J’ai cru que j’allais pleurer, mais c’était peut-être l’huile. Pourtant la cuisine, c’est censé être de la chimie ? Je suis étudiante en chimie, ou pas ?

(Oui, parce que je suis étudiante en chimie. D’où les quelques allusions chimico-chimiques qui précèdent).

Or donc, quelles sorties pour ce mois ?
(Mes coups de gueule ne vous intéressaient pas ? …Mais je vous… Hein ? Je vous. Carrément).
Le Mirage continue son petit bonhomme de chemin. Il se subdivise désormais en plusieurs parties, la première est complète, la seconde suivra.
Quant au reste…

Euh…
Hihi.
Trois nouvelles. Chacune écrite sur un coup de tête.
Dans l'ordre alphabêtifiant :
Vala vala. Bon mois.

8 commentaires:

  1. C'est mieux de mettre de l'huile de tournesol dans la poêle pour l'oeuf au plat. C'est meilleur je trouve. Et je suis rassuré, il n'y a donc pas que moi qui en explosé systématiquement un sur deux. \o/

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  2. J'ai pas d'huile de tryphon. C'est triste, hein ? :'(

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  3. C'est marrant que tu parles de Watson, parce que je viens justement de découvrir la très récente série britannique "Sherlock", qui replace les personnage d'Arthur Conan Doyle dans notre contexte contemporain : ça a été une vraie bonne surprise pour moi (tu peux trouver facilement les épisodes sous titrés...en cherchant un peu...si tu vois ce que je veux dire...héhé...).

    Quant au reste, ben...je serais mal avisé de critiquer, je cuisine comme un pied ^^

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  4. Hé hé, ça peut être sympa, oui :)

    Et j'ai enfin compris le mystère de l'œuf. En fait, un œuf sur le plat, ça ne se balade pas dans la poêle par mouvement rotatif du poignet, ça se touille à la spatule --'

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  5. En fait un oeuf sur le plat ça ne se "touille" pas, sinon ça fait une omelette... :D Eventuellement, on peut en décoller les coins si on n'a pas fait le choix d'investir dans une poële n'attachant pas et de mettre de l'huile. Sinon une bonne Tefal et hop, même pas besoin de graisse pour la cuisson !

    - "Tout finit là" (on dit "serait prêt à croire à/en" non ?) : j'ai bien aimé les multiples jeux de mots sur la mort, le retournement poussiéreux dans les tombes...
    - Apoc' : une sorte de double chute un peu particulière, j'aurais peut-être préféré sans la dernière phrase (là oui en effet on attend autre chose du coup vu que tu contres ta chute ^^)
    - Dors mon petit, dors : [spoiler...] finalement c'est celle-là la plus glauque ! On dirait un "Chair de poule" (notre jeunesse, c'était l'bon vieux temps ça m'ptite dame !), c'est ma préférée des trois. Assurée avec un vrai syndrome de Münchhausen par procuration dedans !

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  6. Mais euh >.<
    Je parlais du blanc, faut le faire circuler sinon il reste gélatineux :'( (En tout cas, dans ma famille, c'est la tradition). Et je n'ai pas de bonne téfal.

    - Première : (aucune idée pour la faute). Il n'y a qu'un seul jeu de mot à mon sens, mais bon :D
    - Deuxième : Chais pas, une idée en l'air comme ça. Baaaaaaaaaaaarf, je sais pas, pour la dernière phrase...
    - Troisième : ...Je viens d'aller voir sur Wikipédia la signification de ce terme. Et OMG, c'est parfaitement ça. Bon sang, ça existe. L'humanité n'a aucune limite. Et la fin à la "Chair de Poule" (bien que j'aie toujours haï ce vilain R.L. Stine), est voulue en effet...

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  7. Passes aux œufs à la coque, ça change une vie tu verras ! :)

    Sinon: "Contenu disponible sous licence Creative Common, paternité, pas d'utilisation commerciale, pas de reproduction."
    Pas de modifications nan ? Dur de diffuser ou de s'en servir si on peut pas le copier :D
    Ou pas.

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  8. Je déteste les œufs coques.

    Et oui, la description est pas synchro avec le logo. Flemme de changer --'

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