dimanche 15 juin 2014

News du 15/06/14

On n'a pas idée de faire coïncider le 15 du mois avec un dimanche où j'écris sur Cent-quatre-vingt-quatre.
Tout ça devient vraiment intenable !


Et en plus je n'ai rien à vous montrer parce que j'écris très peu ces derniers temps.

Ça doit être lassant, de voir passer tous les mois un billet qui s'excuse pour l'absence de nouveauté.

Le pire, c'est que je bosse. Je bosse vraiment. D'après le fameux planning prévisionnel d'écriture de 2014 à 2024, cette année, je dois :
1] identifier les conditions dans lesquelles j'arrive à écrire fluidement et les industrialiser, si j'ose dire ;
2] voir de quelle proportion de plans, de recherches et de fiches de personnages j'ai besoin pour travailler ;
3] scruter les schémas récurrents qui s'invitent dans mes scénarios et les tuer. Par souci d'originalité, bien sûr.

Ça ne donne lieu à aucune production, bien sûr, mais c'est du boulot. Et avec ça je rogne un peu sur les années suivantes : j'écris des synopsis pour les projets que je me force à ne pas écrire tout de suite (ce que je réservais pour 2016) et je scrute les appels à texte voir si je peux y caser quelque chose (ce que je réservais pour 2015).
Ce qui ne donne lieu, encore une fois, à aucune production.

Par exemple, en ce moment, j'ai trois nouvelles sur le feu. Une que je pensais filer à un appel à texte, hélas déjà passé, sur les relations entre l'homme et l'animal (Paire-juge) ; une d'anticipation un poil fantastique qui me sert de laboratoire de narration (Le cas Pénombre) ; et une dernière qui a à peu près le même but que la seconde, mais sur un autre scénario (Étude de dispersion des caractères intégrés). Et je ne parle pas de Saxifrage, qui n'est qu'une grosse plaisanterie avec un scénario, traîne dans mes cartons et devrait être fini un jour, pour la blague.

Avec ça, je bosse sur Disparue sans laisser d'adresse et sur Ziszás Quandary. Je me retiens de toucher à Mirage et à Frêles. Astrodynamique, j'y mets une main de temps en temps, mais je veux le prendre, ce temps : la première version était écrite dans l'urgence, je veux ralentir le rythme pour la seconde.

Je refuse de me mettre sérieusement à Horloge Interne, Art-colère-compromis et Tracé d'une carte tant que je ne me serai pas dégagée des autres projets.

Sans oublier que je dois écrire un rapport pour mon entreprise d'accueil et un mémoire pour mon école, ce qui se révèle curieusement moins séduisant.

Ça ira mieux quand je serai au chômage.

Ah, on me souffle dans mon oreillette que je n'ai jamais été capable de me mettre à écrire si je n'avais pas quelque chose d'autre à faire, comme s'il s'agissait d'une activité perverse et parasite. Eh ben... On verra.

La morale de ce post, c'est que s'il y avait quelque chose, il y aurait quelque chose.

Mais hors ça, vous savez quoi ? J'ai revu ma position sur la recherche de la publication chez un éditeur.

J'ai plein de projets. Plein, plein, plein. Qui explorent des univers parfois pas mal différents les uns des autres.

Or, dans l'édition, il y a des modes ; certaines à venir, certaines passées. On a bouffé de l'aventurier à capuche dans la ville médiévale, à présent l'aventurier steampunk commence à prendre son essor. Sauf exception, les batailles spatiales ne sont pas spécialement mises en avant, au profit d'une SF plus "planète-à-planète".

Vous savez ce que ça signifie ?

Qu'une partie de ce que j'ai dans mes cartons est déjà ringarde. Avant même d'être écrite. Et ça, c'est important. Est-ce que je dois ne pas l'écrire si c'est ringard d'un point de vue éditorial ? Non. Mais je peux m'abstenir de le présenter à un éditeur et le poster sur mon blog, tranquille Émile !

Ce qui permet de ne pas choisir entre les intertoiles, les blagues de potaches, voire les romans hypertextes, et ce qu'on pourrait croire plus sérieux, plus carré, et même soumis aux lois du marché. Ce qui permet de ne pas considérer ces deux univers comme complètement fermés l'un à l'autre et antagonistes.

Et ça, c'est presque un changement de paradigme.

Enfin, pour moi. Je suppose que le reste du monde ne se posait pas la question, il faut dire que je suis un peu con.

(Me relisant, je m'aperçois que ça pourrait être mal perçu par mes collègues-malgré-eux écrivains : non, je ne suis pas en train de dire que je pourrais être publiée si je le voulais. Je suis en train de dire que je ne faisais jusque là pas la démarche de peur d'y perdre.)

Sur ces paroles qui n'intéressent personne (parce que bon, c'est très nombriliste tout ça), je vous salue, et je vous dis au mois prochain.

@now@n

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