vendredi 28 avril 2017

La demoiselle de compagnie, nouvelle

Toujours dans le cadre de notre "rattrapage" de mars 2017, un peu d'explications sur un autre texte :

[MODÉRATIONadm] --- BIENVENUE SUR MOOLEE.NET 124.125.096.034.101.125 SERVEUR DÉDIÉ POUR DISCUSSION ET PRISE DE DÉCISION COLLECTIVE MERCI DE LIRE LE RÈGLEMENT AVANT DE DÉPASSER LES LIMITES DU BON SENS ---
Il se passe un événement inattendu et gênant dans ce futur si tranquille.
Mais, avec un peu de bon sens, la société s'en remettra.

Voici le lien de téléchargement en PDF.

Ce qui va se dire ensuite est du blabla et de l'explication de texte, que vous êtes libres de lire avant, après, ou pas du tout.

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Les Indés de l'Imaginaire sont un collectif constitué du rassemblement de trois maisons d'édition cools (pour autant que je sache). À l'époque, les Indés ont lancé un petit appel à textes sympathique sur le thème "utopie". "Mort au pessimisme, bricolez-nous une utopie qui tienne la route, vous avez 8000 mots."

À l'époque toujours, je traînais tout le temps avec Kaya Shiro et, comme nous partagions pas mal de nos idées en matière d'écriture, je lui ai transmis ma déroute quant à la façon dont un tel sujet pouvait être traité.

Une utopie est un monde heureux, un monde idéal. OK. Est-ce qu'il y a le droit d'y avoir des mécontents ou est-ce que ça disqualifie l'utopie ? Si elle est mondiale, comment se maintient-elle ? Si elle est locale, compte-t-elle vraiment comme telle ? Doit-elle unifier l'ensemble des ambitions humaines possibles, si oui : même celles qui consistent à tuer des gens ? Doit-elle s'être débarrassée d'une bonne partie de la population inapte à survivre en son sein, parce exemple celle qui veut tuer des gens, et si oui, EN QUOI C'EST UNE UTOPIE ?!

À force de réfléchir il ne restait qu'un mois, puis une semaine, puis un jour.

Jour que choisirent des amis pour venir squatter mon appartement.

Les conditions de rédaction de la nouvelle furent donc assez catastrophiques, ce qui se ressent dans un texte qui ressemble à un brouillon plus qu'à une histoire terminée.

Décortiquons-le quand même, histoire de rire.
 


Comment présenter une Utopie ?
  
Je n'en sais foutrement rien.

Et comme le bouquin regroupant les gagnants du concours est tiré à tirage limité et offert dans des opérations spéciales - ça simplifie les droits d'auteur parce que comme le bouquin n'est pas vendu, ben, 5% de zéro euros c'est zéro euros, hashtag astuce - je n'ai pas pu mettre la main dessus histoire de voir ce que les gagnants du concours ont trouvé comme solution.

Je voulais absolument éviter de lancer un gros paragraphe de description politique, alors j'ai mis la "société utopique" face à un problème qui n'a pas été prévu par ses contours et j'ai essayé de montrer qu'elle avait la capacité de s'y adapter.

Cet "événement non prévu" fut un classique rebattu de la science-fiction : "oups, nos serviteurs mécaniques fleuron de notre technologie ont pris conscience de leur condition, mince alors". Je voulais aussi faire allusion à ce classique de l'Utopie écrite par Thomas Moore, dans laquelle les citoyens n'ont pas besoin de beaucoup travailler parce qu'ils ont des esclaves pour ça, ce qui sous-entend quand même que sans eux la société se casserait la gueule.



Comment renouveler cette bonne vieille "révolte des machines" ?

Je ne sais pas non plus.

Déjà, pour commencer, les machines ne se révoltent pas : elle travaillent mieux. Et la société ne prend pas peur : elle réfléchit à quoi faire ensuite, parce qu'une fois que quelque chose a traversé la frontière entre le non-vivant et le vivant, c'est dur de lui demander de faire machine arrière, même si c'est de la faute d'un fauteur de troubles dont le seul but était d'emmerder le monde.

Du coup, les machines conscientes ? On leur file le bout de jardinet où elles habitent, on les invite à discuter du futur de leurs relations un peu plus tard, et on neutralise le gars qui est à l'origine du souci.


Comment on justifie l'existence d'un mécontent si la société est idéale ?

Pour que des êtres humains connaissent une utopie mondiale, je leur ai filé une idéologie globale à laquelle tout le monde se conforme : le bon sens. Je lui ai même donné un nom bien générique exprès.

Dans le grand chat de la démocratie directe, vous voyez des gens s'engueuler puis s'arrêter net quand l'avis le plus proche du bon sens devient clair.

On dirait vachement une secte, non ? Dans ces conditions, comment un jeune être humain avec un QI correct et un niveau de paranoïa à peine élevé pourrait-il se sentir à l'aise ?

Je voulais suggérer que la société est assez pour évoluée pour ne pas se briser au premier problème parce qu'il existe une base idéologique mondiale, mais que ça rend fou les marginaux et qu'ils essaient désespéramment de trouver la faille.

La société utopique se considère même comme suffisamment résiliente aux agissements de ces marginaux, au point qu'elle n'a besoin de ne les neutraliser qu'en dernier recours.


Comment on présente une démocratie directe ?

¯\_(ツ)_/¯

J'ai collé une grosse chatbox sans expliquer comment elle fonctionne, où les citoyens peuvent se rendre pour connaître l'évolution de la crise et suggérer des idées. C'est ce que je comprends de l'idée de démocratie-via-Internet telle que je la vois expliquée à droite et à gauche. C'est le bordel mais ça marche dans le cadre de la nouvelle alors qu'est-ce que tu vas faire ?


Mais qui sont tous ces personnages ?

C'est là où je regrette d'avoir écrit aussi vite au lieu de renoncer au concours de nouvelles .

Ces personnages viennent d'un vieux, vieux, vieux feuilleton écrit quand j'avais 17 ans. Je sais ce qu'ils foutent là et pourquoi, mais ce n'est pas super clair.

La Baronne fait partie de la classe supérieure de la société : elle a une activité à responsabilités et des gens sous ses ordres. Elle possède même une demoiselle de compagnie.

La demoiselle de compagnie est un instrument du récit. C'est une machine d'un modèle pas du tout aux normes que la Baronne utilise.

Ange appartient à une catégorie marginale qui l'autorise à utiliser une violence physique directe.

Il leur faudrait d'autres histoires pour se déployer.

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