lundi 22 mai 2017

Quatre baisers, nouvelle (ou chapitre)

Une fois encore, du rattrapage.
Lorsque Loubavitch s’aperçut qu’elle venait de mettre au défi un magicien, sa réaction fut brève, et paniquée.
Jeune fille, Nathalie quitte la demeure de ses parents pour se rendre dans un pays qui, lui dit-on, lui procurera une vie plus satisfaisante. Pas la langue dans sa poche et douée en métamorphose, elle y rencontrera son destin.
Voici un lien de téléchargement en PDF.
Voici un lien web vers le magazine de sa publication.



En fait ce n'est pas une nouvelle, c'est un chapitre.

Plus précisément le quatrième chapitre de Frêles, un vieux projet de novella que je dois finir et vous sortir un jour.

Je l'ai extrait de son milieu naturel parce que je voulais présenter une nouvelle à un appel à textes sur le thème "Métamorphoses" à un magazine sur le web qui se présentait comme promoteur de SFFF romantique. Le personnage principal se métamorphose et fait des bisous à un autre personnage, ça me paraissait suffisamment dans le thème.


Les métamorphoses de Nathalie Aleksandrevna Rostova

Ben, il y en a plusieurs :

1] Elle change de nom

On ne dirait pas comme ça, mais changer de nom ça fait quelque chose - ceux qui savent savent que le mien a changé à mes dix-neuf ans et que ça m'a bien pris deux ans pour le rattacher à mon identité.

2] De petite fille, elle devient une jeune fille

Elle accomplit le processus qui la détache de ses parents, la fait personne entière et la fait peser les nouvelles attaches qu'elle veut lier.

3] Ah oui au fait c'est de la fantasy et elle peut se transformer en louve ou une biche

Son père est mi-loup mi-homme et sa mère mi-biche mi-femme, alors logiquement, eh ?

Plus sérieusement, ses pouvoirs de métamorphose littérale ne sont pas trop l'objet de la nouvelle : ils lui sont volés parce qu'elle refuse de reconnaître le tyran local et ne lui sont rendus que parce qu'elle accepte de supporter son gros relou de fils, c'est pas glop.

Il faudrait probablement écrire un Frêles parallèle où Loubavitch mène une révolution et renverse le grand-duc Buas au lieu de devenir sa bru et de mourir dans le chapitre 7.


La romance

Je... ne suis... pas douée... en romance...

Du coup c'est plus un crush d'adolescent sublimé. Mais je vous rassure, c'est bien du tout naturel, pas un sortilège de confusion ou une potion d'amour. Je voulais représenter Marius et Loubavitch sur un pied d'égalité dans le flirt nul et mesquin.

Marius savait-il que Loubavitch était considérée par ses parents comme une fiancée potentielle pour lui ? ... Bonne question, on va dire que non sinon ça casse tout.


C tré la politik

Je... ne suis... pas douée... en philosophie et en politique...

Les positions de Loubavitch et Buas sont aussi caricaturales que possible.

Loubavitch veut la liberté totale, dont celle d'envoyer se faire voir quiconque voudrait la contraindre. Buas veut la sécurité totale, celle qui ne tolère pas qu'une espèce de bébé anarchiste commence à faire n'importe quoi dans un pays dont il est l'autocrate.

De la même façon, Loubavitch est dans le concept total tandis que Buas est entièrement planté dans sa réalité sans qu'il semble se projeter dans un projet idéologique. Je dis "sa" parce que ça reste la perception de la réalité d'un autocrate.

Le domaine de Buas est décrit comme un pays magique où les événements du monde réel trouvent parfois un écho : l'événement du monde réel qu'il décrit, c'est la révolution française de 1789. Comment je le sais ? Parce que j'ai plagié l'article d'Encarta sur la révolution française de 1789. Oui, j'utilisais Encarta. Je n'ai pas honte.

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