lundi 26 juin 2017

Organiser ses notes

Personne debout portant une pile de documents dans ses bras, la pile est si haute qu'elle dissimule le visage de son porteur.
Et encore une image piquée sur Internet,
ça va pas mieux l'éthique de ce blāūg.

 Je vous propose de démarrer cet article sur une sympathique note d'auto-apitoiement.

[auto-apitoiement]

J'ai envie d'écrire des articles parlant d'écriture histoire de ne pas avoir l'air d'une artiste solitaire observant la plèbe depuis sa Tour d'Ivoire et refusant de partager son expérience.

En vrai, il s'agit moins de snobisme que de sentiment de n'avoir rien à apporter à un domaine qui a déjà organisé beaucoup de pixels sur les écrans de tout le monde.

Du coup, quand j'essaie d'écrire un article écriture, j'essaie de faire un thème sur lequel je n'ai jamais vu écrire d'articles.

Or, le sujet ayant déjà organisé beaucoup de pixels sur les écrans de tout le monde, trouver un truc inédit est difficile (surtout pour moi).

C'était la minute auto-apitoiement.

[/auto-apitoiement]

Du coup, après avoir parlé de cette idée d'écrire des nouvelles sur ses gros univers sans attendre d'écrire LE ROMAN, je voulais évoquer une activité annexe à l'écriture de LE ROMAN, toujours en partant du principe que vous écrivez dans un genre qui nécessite de développer un univers (fantasy, science-fiction, espionnage, saga familiale dans le Vercors).

Si vous voulez avoir "un univers", vous voulez ne pas oublier des détails importants de cet univers.

Vous allez peut-être, à moins que vous ne préfériez tout retenir dans votre tête, prendre des notes.

Et là, vous avez deux choix :
  1. Vous les écrivez une fois à l'arrache, vous perdez la feuille dans votre appartement ou le fichier sur votre disque dur, et vous ne les relisez jamais (sauf une fois, dans dix ans, quand vous aurez abandonné le projet) ;
  2. Vous les écrivez lisiblement et les stockez intelligemment afin de vous reposer sur elles pendant l'écriture.
Aujourd'hui, on va parler du deuxième.


Le plan sera en trois parties bien distinctes (en fait pas du tout) :
  1. Choisir le format de sa note
  2. Connaître la catégorie de sa note
  3. Regrouper ses notes en un tas facile à consulter
Ça va être terriblement protocolaire, alors surtout restez détendu, ne prenez pas tout ce formalisme trop au sérieux et adaptez les idées que vous trouverez intéressantes à vos envies, votre temps et votre fonctionnement !


Choisir le format de sa note

> Cette rubrique sera profondément orientée "prise de notes sur ordinateur", mais je fais confiance à nos camarades faiseurs de bullet journals pour adapter ces idées à leur génie de la mise en page.

> Personnellement, je n'utilise que trois types de fichiers pour prendre des notes :
  • Des fichiers textes de type .doc/docx, .odt, .rtf ou .txt ;
  • Des fichiers tableurs de type .xls/xlsx ou .ods ;
  • Des fichiers images de type .gif ou .jpeg ou .png ou TOUT CE QUE TU VEUX, C'EST LA FÊTE.
Le fichier texte sera adapté à une note constituée de trucs brefs sans besoin d'organisation ou à un machin plein de phrases longues ; un tableur pourra sauver des vies quand il s'agit de créer des tableaux et de faire des calculs ; un fichier image sert de toute évidence à du contenu graphique.

Aucun des trois ne doit vous faire peur. Ce sont des outils destinés à conserver et organiser vos informations efficacement. Ils sont à votre service, pas là pour vous torturer.

> Sur l'utilité d'utiliser des formats texte brut (.txt) ou des formats pleins de possibilités de mise en forme :
  • Pour un truc vraiment vite-fait, genre "Idées prénoms : Laurine ? Cora ?", vous voulez ouvrir un fichier Idées_prénom.txt. Il prendra moins de place et se chargera plus vite (si votre machine, comme la mienne, n'a rien d'une bête de compétition) qu'un fichier Idées_prénom.docx.
  • En revanche, pour quelque chose de long et construit comme la genèse détaillée de l'univers, vous voulez ouvrir un fichier Genèse_de_l'univers.docx. Vous aurez plus de plaisir à le relire si vous disposez d'options de mise en forme du texte. Et notre but, aujourd'hui, est que vous ayez envie de relire vos notes.
> Astuce supplémentaire, s'il s'agit d'une note sur un sujet en particulier n'hésitez pas à lui donner un autre nom que "NOTES.txt" ou "Sans Titre.ods". "[Sujet].txt", c'est bien.

De même, si vous créez un document texte et un document tableur qui traitent tous les deux du même sujet mais qui parlent de détails spécifiques différents, n'hésitez pas à varier leurs noms : avoir "[Sujet].rtf" à côté de "[Sujet].xlsx" risque de vous faire ouvrir les deux (d'où une perte de temps), tandis que "[Sujet]_détails.rtf" et "[Sujet]_résumé.xlsx" sont moins ambigus.
Quatre fichiers telles qu'ils se présentent dans l'Explorateur Windows. Les quatre fichiers sont nommés "Sans Titre.png", "Notes.txt", "Notes.docx" et "Notes.xlsx".
Exemple : ces fichiers ne sont pas à votre service, et vous devriez avoir peur.

Je pense que j'ai fait le tour de ce que j'avais à dire sur le sujet. Passons au point deux.


Connaître la catégorie de la note
    Dans cette partie, nous partirons du principe que vous ne voulez pas UN fichier "Notes.rtf" mais que vous voulez écrire des informations différentes dans des fichiers différents.

    Je vais séparer ces types de notes différents dans quatre catégories arbitraires mais faciles à comprendre :
    • Style
    • Histoire
    • Univers
    • Divers

    * Style.


    > Vous ne voulez pas noter les "répliques qui tuent" et les "phrases qui claquent" apparues dans votre tête en réfléchissant à l'écriture du roman. La vérité, c'est que vous ne les réutiliserez jamais ; si vous essayez de les coincer de force dans un dialogue ou dans un paragraphe, vous allez artificiellement obliger le texte à intégrer ces "phrases qui claquent" et c'est vraiment casse-gueule. Un style cool, c'est plus qu'un amalgame de paragraphes mous avec une seule fulgurance dedans. Faites-vous confiance, vous trouverez à l'écriture une phrase qui claque autant et qui sera bien dans le flow du texte.

    > En revanche, vous voulez peut-être vous garder sous la main une fiche de vocabulaire (je ne parle pas seulement de noms, mais aussi d'adjectifs et de verbes) pour :
    • Des trucs un peu techniques de la vraie vie (exemple : vos héros sont des marins mais vous n'y connaissez rien en bateau, fabriquez-vous une fiche).
    • Des trucs un peu techniques spécifiques à votre univers (exemple : si la téléportation existe dans votre univers, quels mots utilisez-vous pour dire que quelqu'un se téléporte ? Est-ce qu'il "glisse", "saute", "s'éclipse", "cligne" ? Potentiellement, dans votre histoire, certaines de ces expressions sont utilisées alors que d'autres pas du tout. Ça peut être cool d'avoir une uniformité de sens dans les concepts imaginaires que vous déployez).

    * Histoire.


    > Si vous êtes adepte des résumés/synopsis/plan, de toute évidence, je n'ai pas besoin de vous expliquer comment on en fait un. J'apprécie pour ma part :
    • D'un côté, un document texte qui résume toute l'histoire avec des phrases construites ;
    • De l'autre, un tableau qui résume toute l'histoire par scènes (1 ligne = 1 scène) en style télégraphique et en ajoutant d'autres éléments. (L'idée vient de la méthode des flocons, qui a déjà organisé beaucoup de pixels sur les écrans de tout le monde).
    Parfois, je ne fais pas les deux. Ou alors, je fais les deux mais je ne me réfère plus qu'à l'un d'eux.

    Photographie d'un texte qui dit : "Première partie. Une femme-médecin spécialisée en télépathie et réserviste de l'armée doit ausculter en urgence l'un de ses conrères travaillant dans la base militaire voisine, qui s'est, de ce qu'on lui dit, plongé lui-même dans le coma."
    Exemple : début d'un plan sous forme de texte de Tracé d'une carte racontant l'histoire en gros
    Photographie d'un tableau dont la première colonne porte des numéros (1, 2, 3, 4, 5, 6), la deuxième des descriptions de ce qui se déroule dans la scène, la troisième indique quel focalisation est utilisée (Externe, Omnisciente, un personnage, plusieurs personnages), la quatrième indique "OK" si la scène a été rédigée.
    Exemple : début d'un plan sous forme de tableau de Ziszás Quandary détaillant les scènes et leur focalisation
    > Un autre truc utile dans un roman où les personnages qu'on suit ne savent pas tout ce qui se passe, c'est d'écrire dans un coin ce qui se passe hors de leur portée. Vous écrivez une enquête sur un meurtre ? Notez-vous dans un coin comment il s'est passé, histoire que les indices trouvés par votre enquêtrice fonctionnent.
    Un fichier tel qu'il apparaît dans l'Explorateur Windows : son titre est "Chronologie des événements - Solution du mystère.doc".
    Ce fichier-là, par exemple, est un fichier qui veut uniquement votre bien
    > Un outil qui me paraît, pas indispensable puisque rien n'est indispensable, mais quand même bien pratique, c'est la fiche de personnages.

    Pas un tas de fiches pour chaque personnage individuellement : UNE fiche avec TOUS les personnages, leur nom, à quel chapitre on les rencontre, éventuellement leur apparence physique et d'autres trucs importants. Celle de Mirage m'a sauvé la vie plus d'une fois.

    Photographie d'un tableau comportant plusieurs lignes et plusieurs colonnes. En ligne figurent des personnages ; en colonne leurs caractéristiques telles que leur nom, genre, âge, date de naissance, profession, apparence physique sommaire.
    Exemple : Le début de celle de la version 1 Mirage, la première que j'aie faite.


    Photographique d'un tableau semblable à celui du dessus. On note que les informations d'apparence physique ne sont pas complètes.
    Exemple 2 : Le début de celle de la version 1 de Ziszás Quandary.

    > Évidemment, les fiches de personnage individuelles entrent dans cette catégorie aussi. J'en fais peu. Si vous aimez les fiches de personnage, vous savez déjà comment on en fait une.

    * Univers.


    > Il s'est probablement passé des trucs dans l'univers avant le début de l'histoire. Il serait beaucoup trop long d'écrire tout ce qu'il s'est passé sous forme de roman, alors comment faire pour rendre justice aux événements historiques - et surtout ne pas les oublier ?

    Souvenez-vous de vos révisions pour le bac d'histoire et faites-vous des fiches de grandes dates. Il y a une narration intrinsèque à ce genre de fiches ; si par exemple un groupe politique fait un coup d'Etat, c'est forcément qu'il a pris le temps de le préparer et qu'il a des raisons idéologiques de le faire : ça coule de source et vous n'avez pas besoin de le rappeler.

    Calez aussi des dates de naissance de vos personnages principaux, histoire de vérifier si elles ont bien pu participer à la guerre que vous avez prévue dans le passée.

    La fiche de révision pour le bac de la France n'est pas celle de l'Angleterre qui n'est pas celle de la Pologne ; vous pouvez vous en écrire plusieurs pour suivre l'histoire d'endroits différents dans votre univers.

    Photographie d'un tableau dont les deux colonnes sont libellées "Année" et "Empire". Les années vont de 625 à 725. En face de chaque année est un court texte expliquant les événements intéressants en lien avec la date. En bas on voit que le document tableur contient plusieurs feuilles, qui s'appellent "Hégémonie", "Empire", "Personne", "République Rouge", "Quorum", "Ourania", "Bordure".
    Exemple : fiche de dates pour Ziszás Quandary. Notez les différentes "factions" dans les onglets en bas.

    > Après l'histoire, parlons géographie. Vous êtes un adepte des cartes ? Faites-vous les cartes au détail de votre choix et rangez-les dans un dossier intelligent avec un nom intelligent.

    Et quand je dis "au détail de votre choix", je veux dire qu'une carte n'est pas obligée d'être un relevé géographique détaillé des bosquets et cours d'eau à la plume d'oie. Une carte, ça peut être un schéma à la con.

    Notez que je dis "carte" mais que ça vaut pour des plans de bâtiments ou de pièces.
    Le schéma grossier d'un appartement imaginaire, vu de dessus. Au "nord", de gauche à droite : une table, une chaise, un placard. Juste en dessous, sur le mur "ouest" : la porte d'entrée. Au "sud-ouest" : le coin cuisine, qui semble contenir un plan de travail, un évier, un frigo ; la cuisine a également une fenêtre sur le mur "sud". Un mur la sépare du coin "sud-est" où est posé le lit : la tête du lit se trouve contre le mur "sud", juste au-dessus du lit est une autre fenêtre.
    Exemple : le plan de l'appartement du personnage principal de Disparue sans laisser d'adresse.
    Il est moche et mal proportionné, mais légitime.
    Une carte schématique. Un grand rectangle blanc au centre est libellé : "Lieu de l'action". Une masse grise au nord de ce rectangle est appelé : "Estrangie". Une masse grise au sud du rectangle blanc est appelée : "Estrangie aussi".
    Exemple : la carte du pays dans lequel se passe Le Bras de l'Épée.
    Mais là c'est du troll.
    > Toujours dans l'histoire et la géographie, vous voulez peut-être noter les arbres généalogiques de vos personnages, si leur famille est importante dans le récit. Certains font ça sur des logiciels spéciaux, un tableur ou un logiciel de dessin peuvent aussi vous servir.

    Un petit arbre généalogique des familles "Luz". Première branche indiquée : Eglantine de Luz engendre Martine de Luz. Deuxième branche indiquée : Mazarine de Luz engendre Émeline de Luz. Troisième branche indiquée : Ariel de Luz et Daniel de Luz sont engendrés des mêmes parents. Ariel de Luz engendre Judicaël de Luz et Abigaël de Luz. Daniel de Luz et Angeline de Coq engendre Nathanaël de Luz.
    Exemple : arbre généalogique de la Maison Luz de Mirage, logiciel de dessin
    > Parlons linguistique. Avez-vous inventé des langues pour votre univers ? Des langues qui ne consistent pas à passer le texte dans une autre police et à dire vite-fait dans la narration "les camarades se mirent à s'exprimer en ayanthï afin de comploter discrètement" ?

    Vous voulez écrire une fiche récapitulative de ce que vous savez de cette langue imaginaire. Même si vous n'avez inventé que trois mots pour dire "Oui", "C'est la pire idée de tous les temps" et "Au secours je suis en danger de mort", notez-les.

    Photographie d'un tableau à deux colonnes. L'un contient des mots, l'autre l'explication de la signification du mot.
    Exemple : Bon OK c'est un peu différent, c'est un tableau que j'ai des différents termes d'une langue qui sert à communiquer pour deux groupes qui ont des moyens de communication totalement différents dans Ziszás Quandary. Une lingua franca ? Un peu.

    > Par ailleurs, un monde imaginaire n'est pas fait que d'événements imaginaires, de lieux imaginaires, de familles imaginaires et de langues imaginaires. Il y a également des idées imaginaires, des courants de pure pensée propres à l'univers. Les gens ont-ils une façon alternative de compter ? Des catégorisations de personnes pas comme les nôtres ? Des formes de management toutes aussi abusives que celles du vrai monde ? Des méthodes de relaxation non-humaines ? Oh, et : des super-pouvoirs ?

    Vous voulez noter comment tout ça fonctionne dans des fiches à part avant de vous embrouiller.

    * Autre.


    > Parfois vous crevez d'envie d'écrire une scène en avance alors que votre manuscrit n'en est pas du tout à ce stade de l'histoire. Le meilleur moyen de résister à la tentation est encore d'y céder.

    Mais pas n'importe comment. Ces scènes, voyez-les comme des tests. Tests de style ou de personnalité d'un personnage ou de description d'un lieu, peu importe. Partez du principe que ces scènes écrites à l'avance ne finiront jamais telles quelles dans le manuscrit parce que d'ici à ce que vous rattrapiez l'endroit où elles sont censées figurer votre histoire aura trop changé pour les intégrer (cf première flèche de la catégorie "style").

    Grattez là où ça démange, écrivez ces scènes, rangez-les dans le dossier "scènes-test" et passez à autre chose.

    > Vous avez trouvé une photographie d'une façade de maison qui vous inspire pour l'architecture d'une ville imaginaire ? Téléchargez-la/scannez-la, archivez-la. On se fiche du copyright, ce sont vos notes personnelles. Idem pour les gribouillis que vous faites en pensant au roman, l'archivage est votre ami.

    > Si vous postez votre texte en ligne chapitre par chapitre et que vous recevez des commentaires, faites-vous un petit plaisir et sauvegardez-les sur votre disque dur. Les sites web, parfois, ça disparaît.

    > Bien sûr, comme dans toute catégorie "autre", il y a un point "autre autre". Une fois j'ai fabriqué un générateur de noms de personnages secondaires dans Excel. Il vient dans autre autre.

    Photographie d'un tableau à deux colonnes. La première colonne est intitulée "Résultats". La seconde n'a pas d'intitulé. Les trois lignes suivantes indiquent : "1 syllabe", "Drad" ; "2 syllabes", "Chiedrivsç" ; "3 syllabes", "Sipajeiv".
    Si ça vous intéresse, les résultats ressemblent à ça.


    Regrouper ses notes en un tas facile à consulter

    > Maintenant que vous avez quatre-vingt-seize fiches, vous voulez les ranger. Déjà, vous avez ouvert un dossier au nom de votre projet (forcément. non ? faites-le.) Dans ce dossier, vous voulez séparer votre texte (et ses versions) de vos notes. Un dossier "Notes" peut être sympa, mais n'hésitez pas à utiliser plusieurs dossiers avec des noms plus explicites. "Recherches", "Résumé et fiches persos", "Photos"... À vous de voir ce qui fonctionne.

    La photographie de cinq dossiers tels qu'ils apparaissent dans l'Explorateur Windows. Dans l'ordre alphabétique, ils s'appellent : "Anciennes versions", "Commentaires", "Documents annexes", "Graphique", "Photos de référence".
    Exemple : les dossiers de Disparue sans laisser d'adresse. Ils sont un peu bordéliques.
    > Naviguer dans un système de fichiers, c'est so 1990. Alors passons au siècle suivant avec une astuce de derrière les fagots : la création d'un MASTERPOST.

    Mais qu'est-ce qu'un MASTERPOST ?

    Il s'agit d'un article dont le but principal est de contenir un grand nombre de liens hypertextes renvoyant vers d'autres articles. Sur ce blāūg, le Garage à News peut être considéré comme un MASTERPOST des News parues depuis décembre 2009 ; le Récap des Articles peut lui aussi être considéré comme un MASTERPOST des articles sortis depuis septembre 2016.

    On pourrait également lui donner le nom bien moins cool de Table des Matières.

    Pour ma part, à l'époque où j'aimais me donner un genre avec des mots, j'appelais ça un Métafichier.

    Le principe est simple : vous choisissez un format de document qui vous autorise à insérer des liens hypertextes et vous liez toutes vos notes, si possible sur une seule page. (Souvenez-vous, le but du jeu c'est de faciliter le plus possible la relecture et d'éviter que vos notes tombent dans l'oubli).

    Voici à quoi ressemble celle de Ziszás Quandary :
    Photographie d'un document texte. Le titre est : "Liste de liens vers documents d'intérêt". Le texte est : "Reliés au projet : Ziszas Quandary. Liste des scènes. Sommaire (titres). Méthode des flocons. Scènes test: Bell dans le labyrinthe à miroirs ; Bell rencontre Fudajoé. Morceaux test : Libelle 4 ; Y seras-tu. Rejetés : Libelle 1 première version ; "Coupé au montage". Feuille de personnages. Renseignements sur personnages à apparaître. Générateur de noms. Chronologie des événements par civilisations. Liste et fonctionnement des anomalies. Lexique de la gallinautique. Explication sur la culture convergente. Théorie des 3P (potentiel puissance pouvoir). Photos de référence pour le palais de Centre-Empire : 1 2 3 4 5 6 7 (les numéros renvoient chacun à un lien différent).
    Vous vous posez peut-être la question : cette feuille était-elle vraiment utilisée et mise à jour ? La réponse est oui.

    Voici à quoi ressemble celle d'Astrodynamique :
    Désolée, je mettrai le texte alternatif un autre jour. Ce document texte photographié ressemble beaucoup au précédent, mais il est incomplet.
    Celle-là était moins utilisée. Les "non-liens" sont des documents que je comptais écrire mais qui ne se sont pas faits.

    Si je vous poste les deux, c'est pour vous montrer mon erreur à ne pas reproduire : un MASTERPOST correspond à un système de notes qui correspond à un projet. Cloner la même feuille crée de l'ennui et rend ça beaucoup trop protocolaire.

    Normalement à ce stade de l'article vous avez beaucoup ricané. Tout ça a l'air si protocolaire, justement. Ce ne sont que des idées, n'oubliez pas : le but est de :
    1. Ne pas vous obliger à retenir tous les détails de l'univers du roman par cœur
    2. Rendre les notes faciles à relire quand vous aurez oublié de quoi elles parlent
    3. Ranger les notes à un endroit intelligent pour quand vous voudrez les retrouver
    4. Vous donner les moyens de retrouver un fichier de notes en particulier en deux clics, quel que soit le nombre de sous-dossiers que vous avez créés pour les ranger au point 3.
    Ces quatre objectifs peuvent être atteints autrement, ce que je vous ai présenté n'est que la méthode "vertueuse" que j'ai prise au fil des années et qui m'est personnelle. J'espère que vous aurez trouvé là-dedans des choses qui vous seront utiles, et je vous dis au prochain article.

    [auto-apitoiement]
    Je ne sais vraiment pas si je trouverai à nouveau un sujet qui me paraît mériter un article.
    [/auto-apitoiement]

    4 commentaires:

    1. Un article fort utile que je m'empresse de mettre dans mes fav. P.S. : c'est normal que je ne reçoive toujours pas le mail de confirmation pour la newsletter ?

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      1. Je n'en ai pas la moindre idée. Cette newsletter est automatique et je n'ai pas moyen de la configurer. :(

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    2. Ma méthodologie est un joyeux bazar :
      * Écrire des notes à l'arrache, sur un petit carnet que j'ai¹ en permanence sur moi. Si je n'ai pas ce carnet, j'utilise Quill² sur mon téléphone.
      * Faire des images, captures d'écrans, graphiques et autres trucs hautement improbable comme enregistrer des sons³, et enregistrer le tout sur le bureau dans un dossier dédié⁴.
      * Pour tout ce qui est organisation du texte, fiches de personnages, idées diverses et le texte en lui-même, j'utilise un logiciel libre appelé CherryTree⁶

      Concernant ce dernier point, j'ai une organisation simple⁷. J'ai un fichier (chiffré) qui contient l'intégralité des projets. Tout est organisé sous forme arborescente. Ça se rapproche un peu de l'explorateur Windows/Nemo/Nautilus/Finder/Plan9⁸…
      Chaque nœud est en fait un fichier texte. On peut créer autant de sous-nœuds que voulu⁹. J'ai créé un certain nombre de nœuds racine correspondant à différentes catégories, et celle qui nous intéresse ici, c'est le nœud « Textes ».
      J'ai différents sous-nœuds¹⁰, chacun correspondant soit à un univers en particulier (ELTE, UCDLE, LYAN…), soit à des idées, soit à des catégories en particulier (mono, nouvelles¹¹).
      Si je prends le cas de LYAN, j'ai des nœuds correspondant à l'historique, aux personnages, aux armes (avec les types, létales, non létales, et [*******]¹²).

      Au final, ma méthodologie est (relativement) proche de la tienne¹³. Après, il n'y a pas tellement de méthodes différentes pour classer ses notes et idées. Enfin, j'en ai bien une autre en tête¹⁴, mais il faudrait un article complet et non pas un « simple » commentaire¹⁵.

      Ce fut un peu long à écrire¹⁶, plus qu'à espérer que Blogger le prendra en entier¹⁷.

      --¹⁸
      Alex


      ¹ : Presque.
      ² : Logiciel permettant de faire de la saisie au stylet. Plus rapide d'écrire/dessiner que d'utiliser le clavier et plus précis que mes doigts.
      ³ : Tiens, ce son collerait bien à cette scène, mais à la fin, ça ne sert à rien vu que c'est du texte qui est produit.
      ⁴ : Une arborescence sous Brol⁵, en général, avec un dossier par projet.
      ⁵ : Une constante chez moi.
      ⁶ : http://www.giuspen.com/cherrytree/
      ⁷ : http://static.chibi-nah.fr/m/cherrytree-nah.png
      ⁸ : #troll
      ⁹ : Il y a peut-être une limite à 127 ou 255, je n'ai pas vérifié.
      ¹⁰ : Qui deviennent alors des nœuds.
      ¹¹ : Courtes.
      ¹² : Un truc tellement absurde que je l'ai masqué. Cependant, le nombre d'étoiles (7) correspond bien à la longueur du mot.
      ¹³ : Ou pas.
      ¹⁴ : Utiliser une base de données, définir des mots clefs (tags, FK), mais là, c'est un bordel monstre juste pour s'occuper de la structure. On va oublier, c'est clairement pas simple d'approche ni d'utilisation.
      ¹⁵ : Qui aurait pu être : « Lol, je fé la méme choz ché moa ».
      ¹⁶ : Heureusement que je ne tape pas le texte dans la petite fenêtre de saisie de blogger.
      ¹⁷ : On verra, mais il fait que je réussisse le test permettant que je suis un humain et pas un robot.
      ¹⁸ : Il faut vraiment que j'arrête de créer des notes de bas de page, y compris dans des comptes-rendus officiels ou dans des commentaires de blog, voire (pire) dans des SMS.

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      1. Merci pour ta méthode. Je n'ai pas pensé à mentionner CherryTree ; j'ai fait quelques trucs dessus mais je n'ai pas réussi à l'intégrer véritablement dans ma prise de notes.
        Effectivement à l'extérieur je prends aussi des notes, sur téléphone portable plutôt que sur carnet - je tapote plus vite que je n'écris. Mais je reporte toujours sur PC et je range avec le reste, ce qui me paraissait l'étape importante dont parler.

        Pour le reste, no worries pour tes commentaires, je suis trop flattée que tu prennes le temps de les écrire pour m'offusquer de leur longueur. :)

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