mercredi 22 mai 2019

News du 22/05/19



Nous sommes en mai, il est tard pour une news mais moins tard que le mois dernier et je fais des bêtises avec Inkscape pour un projet en équipe.

Parlons des affaires ! Comment vont les affaires ?

Criquets Migrateurs

Les documentaires vont leur bonhomme de chemin. Le dernier sorti est celui du Cameroun. J'ai du retard pour les articles Zimbabwe. J'espère tout de même publier les articles prévus avant fin juillet, max.


Cours du soir en médiation scientifique

Suite à une attaque de panique qui a duré quelque chose comme trois semaines, j'ai reporté mes projets personnels à la session de septembre (par opposition à la session de juin). Étaler les responsabilités dans le temps est mon auto-médication ; un anxiolytique léger prescrit par ma généraliste est ma non-auto-médication. (Non pour l'auto, oui pour la médication. Hum).
J'essaie de profiter du temps gagné pour me reconnecter aux choses qui me font vraiment envie et que j'avais arrêtées de faire pour assurer, comme par exemple...


Romans

J'avais plus ou moins juré de ne plus toucher à l'écriture parce que ce n'était pas le bon moment dans ma vie pour ça. Eh bien moquez-vous parce que j'en ai bricolé pas mal depuis la dernière fois. Je ne sais pas si les news sont les bons articles pour ça, mais j'ai envie de vous en parler un peu (mais pas trop, trop c'est trop).


La Vie en ROSE 

À la dernière news, j'avais déjà mentionné avoir écrit la partie 1 d'un petit roman. Je ne me souviens pas si je vous l'avais présenté avant. C'est une histoire qui me trotte dans la tête depuis fin 2016-début 2017 ; son origine tient aux espoirs et craintes politiques de l'époque, au virement littéraire de certaines vieilles connaissances depuis la littérature générale jusqu'à la "néo-romance" (qui est, paraît-il, rigolote à écrire et qui ramène des lectrices), et à mon sentiment d'échec généralisé alors que je venais de plaquer mon troisième job de prof contractuelle où il apparaissait que j'étais complètement incompétente. Mais surtout, ce roman vient d'une phrase de Frédéric Lordon que je vais paraphraser : "Le revenu universel c'est de la merde, ça va ramener les femmes dans la cuisine"

J'ai commencé à me raconter l'histoire d'une jeune femme qui cherche désespérément du travail à la fin de ses études dans une France future dirigée par l'extrême-droite (affichée telle quelle, précisé-je) qui a conservé le Revenu Universel instauré par le gouvernement précédent mais l'a rebaptisé "Revenu Obligatoire de Sécurité Economique" (c'est le ROSE du titre). 

Comme c'est censé être une romance, la jeune femme rencontre un jeune homme, et le roman est censé discuter de comment une relation amoureuse ne sauve pas un système pourri tandis que le système peut très bien pourrir leur relation amoureuse.

Le principal doute que j'ai avec ce roman c'est que j'ai l'impression que le monde n'a pas besoin de lui ; le monde a assez reçu d'avertissements sur ce qui pourrait mal tourner. Est-ce que je ne ferais pas mieux d'écrire des utopies ? Sans doute. On verra ce que je fais de ce machin quand il sera fini.


Robinson 

Au Cambodge l'année dernière, dans un taxi, je m'ennuyais alors j'ai commencé à me raconter une histoire sur un homme qui décide d'aller vivre tout seul sur une île. De là, les traditionnelles question "Qui est ce type ?" "Quand est-ce que ça se passe ?" "Pourquoi fait-il ça ?" "Comment fait-il ça ?" qui écrivent l'intrigue toutes seules. Et font aussi remarquer au passage que c'est l'intrigue de Robinson Crusoë, ça : l'occasion d'y aller à fond, d'appeler le personnage principal Robinson et d'ajouter un personnage qui s'appelle Vendredi. (Merci le domaine public.) Bon, faudra quand même que je change le titre de travail avant la publication parce que c'est un peu grillé.

Robinson, dit Bob, part donc vivre sur une île tout seul parce qu'il se sent défectueux en tant qu'être humain et cherche des solutions disruptives et innovantes pour se réparer l'âme. Son intention est d'être autonome en nourriture et de fabriquer ses propres outils et son propre logement, mais pas de renoncer à toute technologie puisqu'il emporte avec lui son smartphone contenant Alice, un programme d'assistance personnelle qui lui a été offert quand il avait deux ans et qui ne l'a jamais quitté depuis.
Par accident, il entre en correspondance avec Freitag, une artiste berlinoise beaucoup plus enjouée que lui. Ils deviennent amis au fil de leurs conversations et se dévoilent leur vie et leur histoire.

Je ne vous raconte pas la fin mais ça ne va pas être un roman à suspense.

Ce roman-là va être tout doux à écrire et dès que j'aurai trouvé la voix qui fonctionne je vais m'y mettre sérieusement... Parce que pour l'instant je suis toujours à la recherche de cette voix. J'espère que ça se débloquera un de ces jours !


Citoyenne des Temps Futurs

Impossible de me rappeler quand cette idée a commencé à germer dans ma tête. 2016 peut-être ? Basiquement, cette histoire est une parodie du Meilleur des Mondes. Une société future est présentée à travers les yeux d'une protagoniste qui appartient plutôt à notre époque ; elle cherche dans les règles qui lui semblent absurde une généalogie entre ce nouveau monde et notre ancien pour mieux y naviguer.

Même si son vrai objectif, au-delà de la survie, est de pécho. Ce qui passe par comprendre comment fonctionne le sexe dans le futur, et pourquoi toutes les Citoyennes ont l'air hétéros.

C'est une histoire pas trop prise de tête et j'ai bon espoir qu'elle soit rigolote.


La saga de l'été que je n'ai pas réalisé en 2010 est apparemment un projet de roman, maintenant

... avec toutes les difficultés que ça comporte en traduction d'intention d'un média dans l'autre. Avoir des personnages infects et sous-développés qui se mettent des baffes, ça "passe" en sonore grâce aux voix rigolotes ; à l'écrit, ça va être plus délicat.

Enfin, ça devrait rester la série B avec des "formes de vie à base de [insérer chimie absurde]" et des blagues sur les limites de la définition d'être humain. Ça commence par deux ados fainéants qui rentrent l'été à la campagne chez leur grand-mère après avoir tout juste négocié leur passage en Terminale ES, et ça finit par une guerre entre une nation alien et la Terre (mais surtout le village).


Bref ! Mes histoires ont la sale manie de ne pas se laisser oublier et, depuis que j'ai découvert que je n'étais pas obligée de les retenir par coeur mais que je pouvais les consigner sous forme écrite, elles insistent pour me mettre au travail. Si je termine quelque chose d'intérêt je vous le posterai ici ; on va éviter de reproduire les mésaventures des autres histoires longues. (Désolée s'il existe encore des gens qui attendent la fin d'Astrodynamique.)

Dans les choses urgentes, il va aussi falloir que je trouve du travail, et avant ça que je trouve d'où vient le dysfonctionnement qui m'a mise à plat et que je m'en débarrasse.

On se revoit en juin ici même si je ne vous ai pas dit bonjour avant.

Oh, au fait, si jamais : je suis beaucoup plus active sur Twitter que n'importe où ailleurs sur Internet.

2 commentaires:

  1. [insérer chimie absurde]
    Tétrafluoréthylène ?

    CaF2 + H2So4 ➝ 2 HF + CaSo4
    2 HF + CHCl3 ➝ CHClF2 + 2 HCl
    2 CHClF2 ➝ CF2CF2+2 HCl

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Écoute ce serait super rigolo. Je pensais à ce trope de SF où les auteurs sont en mode "je vais remplacer le carbone par de la silice et ça fera des gens en pierre et ça va absolument marcher et pas casser toute la chimie".

      Supprimer