Mirage, épilogue (3) : Que devient Angeline ?
"Elle t’a envoyé ici parce que c’est autant notre monde que le leur. Traite-le comme tel. Qui es-tu ? Que veux-tu ?"
La fin du monde a été annulée parce que trop de mesures étaient en place pour que le monde soit jamais en danger de finir. Et après, que devient notre courant d'air, prisonnier de mille ans, immortel, scindé et raccommodé, enfant de la Lune et de la Tempête, Angeline le sylphe ?
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Que dire ?
- L'éternité c'est long, surtout vers la fin
Je pourrais probablement traire vingt-huit tomes des aventures d'Angeline le sylphe, parce qu'Angeline le sylphe restera une entité consciente qui existera dans son univers tant que la Machina dont se sont Exés les Deus (t'as compris) continuera d'exister. Cependant. Est-ce que Mirage est l'histoire d'Angeline ? Ce n'est pas ainsi que je concevais le bouquin ; c'est l'histoire de trois personnages qui se retrouvent en position privilégiée pour bypasser la hiérarchie angélique et négocier directement avec Dieu (ou la Vierge Marie, toi-même tu sais) et de comment ils en sont arrivés là. C'est pour ça que l'histoire finit au moment où elle finit et que les épilogues ne sont que des visites de courtoisie à nos personnages point de vue avant de leur dire au revoir.
Donc, Angeline continue d'exister et de faire des bêtises dans son coin. Libre à vous de remplir son éternité avec ce que vous pensez qu'il lui arrivera.
- Que faire de l'ancien dictateur s'il est immortel et invulnérable ?
"Le couper en tous petits morceaux et l'enfermer dans des boîtes séparées" n'est pas une bonne réponse parce que l'entité capable de faire ça a manifesté assez clairement que c'est un remède extrême au manque de motivation à exister pour les gens qui y consentent et pas une punition à déployer contre un criminel.
"Attendre que tous les gens touchés par l'étau qu'il resserrait sur le pays meurent et que leurs arrière-petits-enfants n'en aient plus rien à foutre" est une solution, euh, moralement grise.
"L'enfermer quelque part pour qu'il réfléchisse" est un peu sans espoir car une peine de prison représente toujours une fraction de l'espérance de vie de quelqu'un et qu'une fraction de l'infini c'est toujours l'infini. Et si on décide que cette fraction de l'infini ne sera pas l'infini, qu'est-ce que ça peut foutre à l'immortel ? Une fois qu'il aura fait ses dix, cent, mille ans, il lui restera l'infini.
C'est drôle la quantité de choses qui sont plus faciles quand quelqu'un peut mourir et qu'on peut utiliser sa peur existentielle de la mort contre lui.
Par conséquent, les personnages ont essayé autre chose.
- Des pronoms et des cheveux bleus
Dès la partie 1, Angeline revendique sa non-participation au système reproductif humain et aux règles grammaticales qui en découlent. La stabilisation relativement récente du pronom "iel" comme intermédiaire entre "il" et "elle", et l'extension de cette intermédiation à l'englobement de tous les genres non-binaires dans un langage presque courant (mes collègues connaissent le pronom iel, même si c'est pour protester son existence), a facilité la prise de décision quant à la forme que prendrait, à la fin de son parcours, l'expression extérieure de la non-participation d'Angeline au système reproductif humain et aux règles grammaticales qui en découlent.
Évidemment, il y a l'argument classique "euh les règles grammaticales ne découlent pas du système reproductif humain la chaise c'est pas la femme du tabouret et en plus en allemand "petite fille" c'est genré au neutre et toc tu vas faire quoi", mais vous croyez qu'Angeline en est à ce niveau de compréhension de la langue ? Le sylphe parle même pas français il parle en phonétique qui ressemble à du français après avoir été enfermé à faire du Duolingo médiéval pendant des décennies (et Duolingo, comme on l'apprend en l'utilisant, est très mauvais pour transmettre de la grammaire.)
Du coup, comme Angeline n'est pas un être humain, iel est une très mauvaise représentation non-binaire, mais c'était trop tard pour le réparer en prod.
- La suite de la publication
L'épilogue en trois points de vue est resté inédit à la version papier jusqu'à maintenant, il ne l'est désormais plus. Ce n'était pas le seul bout de bouquin à manquer : il reste des petits bouts de machin à droite à gauche que je vais tous publier en même temps.
Mais pas maintenant.
À un moment en juillet. Le 14, possiblement.
Alors on se revoit dans trois mois pour tout ça.
À bientôt !
@now@n

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