dimanche 19 juillet 2015

News du 19/07/15

Mon commandant, le radar signale un mur de texte en approche rapide !
Brassez-vous lieutenant, le mur de texte est venant.


Bonjour tout le monde !

Vous n’allez pas me croire, mais pour la première fois depuis longtemps j’ai vraiment des choses à raconter. Tant et tant que je sais à peine par quoi commencer. Je vais sortir des icônes violettes de derrière les fagots pour bien séparer les différents sujets.

Allez, marquons un état des lieux encourageant : je me sens plutôt bien. Je dirais même que ça biche. En cela, je dois remercier mon travail, qui m’a mis le nez dans l’urgence sur une période si prolongée que les soucis précédents s’y sont noyés, et mes amis, qui ont pris sur eux d’écouter mes jérémiades de grosse reloue et de me donner des petites tapes sur les épaules quand le moment s’y prêtait.

Voilà, ça, c’est fait.

Sur le plan logement je suis techniquement à nouveau en vadrouille, puisque j’ai rendu mon appartement. J’espère trouver en cette épopée, tel le poète tragique que je ne suis pas, le sang de ma muse, dans un caniveau, pour m’en abreuver. Attendez, on dit un muse ou une muse pour une artistesse ? Fichtre.
 
Concernant mon cher vieux portfolio tout violet, je tâche de combler les trous que comporte le blāūg depuis environ toujours. Notamment, j’ai ajouté des petites choses en partie sonore. Notamment, une imbécillité que j’ai enregistrée à l’occasion d’un cocasse échange sur Twitter. Partie private jokes. Of course.

Il s’agit d’un Work In Progress du nouvel hymne de SynopsLive, et vous y entendrez mon absence de sens du rythme.
SynopsLive a fermé ! Et c’était bien. Le temps que ça a duré. Pas la fermeture. Vous m’avez comprise.

Le saviez-vous ? J’ai participé à des émissions ! Deux du temps où il s’agissait d’une radio sagasphérique sans rayonnement dont une de façon tout à fait impromptue et une normalement, et une troisième récemment à l’occasion d’un jeu tout mignon. Je vous les lierai quand j'aurai deux minutes.
Un nouveau MagP3 est sorti, avec un article à moi dedans. Heureusement qu’il est sorti parce que la situation devenait un peu gênante avec Hélène et Sébastien du Cacao qui tue qui, informés par notre très-saint rédac-chef Mimiryudo du fait que j’écrivais l’article sur eux, connaissent également mon visage. C’est un peu de tension qui se libère. C’est bien. Et en interne, comme d’habitude, on jure qu’on ne laissera plus jamais un tel retard s’installer. (Personnellement, mes articles sont prêts pour le prochain numéro. Avec trois mois et demi de retard.)

J’ai écrit une nouvelle. Une nouvelle très d4rk puisque mon but était de capturer l’essence de ce qu’on appelle la dark fantasy : il se passe des trucs pas cools, et tout le monde est un salaud dépressif. (Et c’est profond parce que, tu vois, on ne sait pas s’ils sont dépressifs à force de fréquenter des salauds ou salauds à force de fréquenter des dépressifs, t’as vu.)

Comme je ne parvenais pas à me motiver pour m’y mettre, j’ai demandé à un tovaritch dont l'identité ne sera révélée que plus tard s’il accepterait de la lire façon livre audio mais en mieux joué. Il a dit oui, et c’est cool. Maintenant, je n’ai plus qu’à attendre l’enregistrement et le monter ; si ma motivation le veut, je devrais pouvoir vous offrir ça pour la fois prochaine.
Tant que j’étais à écrire des choses, parcourant le sous-dossier « Poubelle » de mon dossier « Nouvelles », je me suis demandé combien de nouvelles achevées j’avais mises au placard (après les avoir sorties ou sans jamais les sortir).

Cinquante-sept. Cinquante-fucking-sept. Elles sont extraordinairement nases pour diverses raisons – présupposé qui ne tient pas debout, style à chier, intrigue qui ne va nulle part, ambiance ratée…  Elles pèsent ensemble :
173 pages ;
73465 mots ;
429275 caractères en comprenant les espaces.
C’est la taille d’un roman moyen. C’est assez vertigineux.
 En parlant de roman moyen, pour ceux qui suivent en prenant des notes (si vous faites ça, arrêtez, arrêtez maintenant, pitié), j’annonce depuis des lustres que je vais reprendre la partie 1 de Mirage pour la bonifier. 

J’ai effectivement rouvert le fichier à la faveur de vacances au bord de la mer (fuck l’immensité hypnotique des eaux primordiales et l’horizon nautique du levant ! je suis écrivain, nardine !) ; et ho ho ho, comme il avait besoin de cette mise à jour. La bonne nouvelle, c’est que mon style est moins brouillon aujourd’hui qu’il y a cinq ans. C’est la seule bonne nouvelle. J’ai poussé la correction jusqu’au chapitre cinq ; les dix premiers chapitres de l’ancienne version passent donc dans la poubelle imaginaire du blāūg. Cliquez ici pour y accéder rapidement, c'est dispo en partie textes sinon.

À cette occas’ j’ai découvert une méthode de correction très pratique, avec le mode « révisions » de Word. Toute modif’ s’affiche en rouge… Attendez, je vais vous montrer.

Le mode révisions me permet de me souvenir de ce que j’ai supprimé après l’avoir supprimé, au cas où je changerais d’avis. Et c’est plutôt cool. Et comme d’habitude, je dois être la dernière informée.
« Mais, @now@n, pourquoi ouvrir le fichier de Mirage ? Tu n’as pas un Saxifrage à finir ? »

Merci de cette question, voix dans ma tête, parce que je cherchais désespérément une transition. Je souhaitais effectivement rouvrir le fichier de Saxifrage, au bord de la mer. Quand soudain…


 « Mais il est là, le fichier de Saxifrage ! Il y en a même deux ! Et l’un d’eux est apparemment ouvert, puisque des fichiers temporaires sont visibles ! »

Saxifrage a connu une première version que j’ai laissée tomber. Puis une version 2. Cette version 2 a un jour crashé, générant une version 2 « réparée » par Word, que  j’ai conservée à l’époque comme back-up au cas où quelque chose de similaire se produirait à nouveau.

« Minute, le fichier temporaire… »

Correspond au fichier Saxifrage_v_2.doc. Qui a, lui, totalement disparu.

« … »

Ouaip.


Oui, bonne nouvelle n’est-ce pas ? Je n’ai pas tout perdu. Ce qui va me manquer, ce sont les corrections un peu malignes faites sur le début du fichier et jamais reportées en ligne, et le début d’un chapitre.

« Ouf ! »

Ouf, ouf… C’est agaçant tout de même. Du coup, j’attends d’avoir un peu de motivation pour tout récupérer d’un coup. Et je referai mes corrections intelligentes à partir du commentaire live dont j’ai eu la chance de bénéficier.
Dans un autre registre, j’ai oublié de le signaler la fois dernière, mais j’ai participé à un appel à texte concoursiforme. Il s’agit de celui organisé par les Indés de l’Imaginaire qui s’achevait le 31 mai dernier. Les résultats ne doivent tomber qu’en septembre, et je ne devrais pas être retenue parce que je ne pense pas que ce que j’aie produit soit au niveau attendu. Ai-je le droit d’en parler ? Techniquement, comme pour tout appel à textes, il ne vaut mieux pas parce qu’on ne sait jamais, mais si je ne vous donne pas le texte que j’ai rendu ni ne vous décrit ce que j’ai écrit, il n’y a pas de raison pour que ça pose problème.

Avec une amie, nous nous sommes arraché les cheveux sur le thème. L’utopie ? Alors que la mode est à déplorer la perte de qualité de nos modes de vie, à citer Orwell et à jouer les apocalypsters ? (« J’annonçais la fin du monde avant que ce soit cool. » J’en connais vous en connaissez nous en connaissons.) Difficile de se projeter dans un monde où la vie est douce pour tous quand on a une idée assez précise des raisons pour lesquelles ça déconne ici et maintenant…
Tiens, encore dans le registre personnel. Je m’inquiète d’un état d’esprit dans lequel je me retrouve de plus en plus : celui du militant relou. Celui qui ne sait plus rien apprécier hors de sa lutte. Celui qui ne peut plus boire un jus d’oranges espagnoles sans y sentir le goût du sang des ouvriers marocains. Celui qui en veut à tous ceux qui sont encore capable de se passionner pour des « futilités » ou pire, ceux qui s’indignent des gens qui vivent sous le seuil de pauvreté, et aussitôt après de la baisse de qualité de leur série télévisée favorite, avec la même intensité.

Et ce sentiment n’est même pas raisonnable. Moi non plus, je ne suis pas toujours focalisée sur les injustices de notre société. Bordel, ça fait six mois que je dis que je vais faire du bénévolat, et il est où le bénévolat ? Il n’est pas là. Je tiens un putain de blāūg où j’écris pour ne parler que de moi ! N’est-ce pas là l’antithèse de l’action militante ?
Pour nous changer les idées, Monsieur Lapin. (Monsieur Lapin n’est pas futile. Monsieur Lapin est Monsieur Lapin.)

Vous vous souvenez qu’à une époque, les textes présentés sur le blāūg étaient nantis de couvertures péteuses fabriquées à partir d’images volées sur Internet. Je me suis rendu compte que voler des images sur Internet n’était pas très urbain, d’où volte-face et disparition des couvertures. (Je me réserve le droit d’utiliser des mini-illustrations ci et là sur le blāūg. C’est un poil moins grave.)

Monsieur Lapin, en tant qu’entité, m’appartient. Et il vous juge. Mais l’illustration qui vous permettait jusqu’à récemment de visualiser notre ami ne m’appartient pas. Depuis le temps que j’en parle, j’ai ouvert GIMP et tenté d’obtenir une image de Monsieur Lapin qui ne tombe pas sous le coup de la loi.

Comme vous le savez, je suis une quiche en dessin. Dessiner à la souris à main levée n’était donc pas mon idée la plus lumineuse. Cette première version fut baptisée Pixel Lapin, et elle voit notre ami croisé avec un ourson en guimauve.
Monsieur Lapin commente sa propre image : meh.

Du coup, j’ai ressorti le pinceau et passé des couleurs flashy sur l’image volée de Monsieur Lapin en fonction de la luminosité de la photo à tel ou tel endroit, avant d’ajouter des effets à la noix partout. Cette version fut baptisée Glamour Lapin.
Glamour Lapin ayant une meilleure tête que Pixel Lapin, et craignant que je gâche le travail sur une version suivante, Monsieur Lapin accepta de l’utiliser comme incarnation. Glamour Lapin a un autre avantage : la facilité avec laquelle on peut le retoucher et ajouter des bêtises dessus.

Mais je vous propose de regarder tout ça dans la galerie de Monsieur Lapin. Je pense changer l’image de la colonne de droite, de temps en temps.

C’était l’actu. C’était tout. Et c’était déjà bien. Bon mois à vous, et au prochain !

@now@n

6 commentaires:

  1. La d4rk fantasy c'est fun. Et c'est rigolo à enregistrer aussi. Espérons que ça passera :D

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  2. Ehweyn l'elfeuh des boaaaa25 juillet 2015 à 16:21

    Ouaich l'arobase !
    Oh, ça fait plaiz d'avoir de tes nouvelles, d'aussi loin que je suis, je t'envoie divers encouragements, et puis je pleure un petit peu pour ton roman-dont-je-ne-sais-pas-prononcer-le-nom, qui ne figure point sur ta liste de projets.
    Mais c'est pas bien grave, zoubis et bon courage !

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  3. Tellement arraché les cheveux qu'il me reste des trous sur le scalp.
    Génial que tu aies réussi à rendre quelque chose!

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  4. Han je vois des gens qui me parlent

    Tovaritch : Les rushs étaient funs à réécouter :D

    Ehweyn : J'ai des choses à penser sur ZQ. Mais je ne désespère pas de le rendre intéressant un jour.

    S. : C'est pas glorieux mais au moins c'est fait et on n'en parle plus et je ne regrette pas d'avoir loupé l'opportunité :3

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  5. Coucou ! Bon, je vois qu'il y a de bonnes nouvelles par ici. Tu as trouvé à te loger depuis ? Et ne jette pas trop de romans à la poubelle quand même, on ne sait jamais (je suis sûre qu'ils ne sont pas aussi nuls qu'ils en ont l'air (à tes yeux) Quand tu seras célèbre, tu pourras les vendre très cher comme brouillons)... Chouette que tu aies repris Mirage, j'attends sa sortie en librairie avec impatience ;) Et zut zut zut, je ne suis pas encore allée lire Saxifrage :( je m'y mets bientôt.

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  6. Coucou Alice ! Ma situation est toujours... Non-stable ? Enfin. L'idée n'est pas de jeter des romans à la poubelle, c'est de perfectionner... Enfin de rendre tolérables les idées sur lesquelles ils reposent ? Je ne sais pas si c'est très clair. Je ne peux pas m'empêcher de penser que je suis encore très jeune, que je manque de maturité sur la plupart des choses dont je veux parler, et qu'après tout je n'ai pas le feu au lac, je peux bien garder pour moi ma mauvaise prose en en faire de la bonne à la place. Merci d'être passée, bisous ! :3

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