lundi 8 juin 2020

Comment écrire un article de blog ?

 

Avertissement :  
Cet article est une blague à 50%.
MAIS LESQUELS ? Nous ne le saurons jamais.
Passons au coeur du sujet, si vous le voulez bien.

L'article de blog ! Cette étendue sauvage !

Plus facile à produire que la vidéo, moins institutionnellement long que le podcast, ce petit média des années 2000 continue d'exister dans le fond de l'Internet et possède encore ses adeptes. Il posséderait même encore, tenez-vous bien, ses lecteurs.

Et les lecteurs, on aime ça, pas vrai ? Idée de génie : je vais me caser sur le créneau du blogging et écrire moult petits articles comme autant de produits d'appel pour la vraie marchandise. Quelle vraie marchandise ? Je ne sais pas, je monétiserai plus tard : d'abord, créer un blog !

Mais là, c'est le drame : comment, ô, comment écrire un article de blog ?! Je suis perdue, mes yeux ne fonctionnent plus, je ne sais plus où je vais, ni où je suis, ni qui je suis ?!

Gardez votre calme, on va papoter ensemble du sujet.

Annonce du plan :
  1. Qu'est-ce qu'un article de blog ?
  2. Pourquoi lire un article de blog ?
  3. Que mettre dans un article de blog ?
  4. Quelques cas particuliers
  5. Questions subsidiaires
  6. Cas pratique : faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais


Qu'est-ce qu'un article de blog ?


Un blog est un site Internet.

Sauf qu'à la différence d'un site Internet classique, qui est plutôt destiné à posséder un contenu "statique", un blog se caractérise par le fait qu'il a vocation à être rempli avec des "articles".

Cet article, c'est un gros cadre dans la page web que je remplis à l'aide d'un autre site Internet, spécial, qui me permet de remplir ce cadre et uniquement ce cadre avec du texte et des images sans m'inquiéter d'écrire tout le html et le css de mon site tout entier*.

Un article de blog est, techniquement parlant, n'importe quel contenu sur une page de blog de mon site Internet.

Je peux poster une photo de ma lampe de chevet sans commentaire et sans titre et ce sera techniquement un article de blog.

Oui, bon : ce ne sera pas un article de blog qui fait du clic, parce que ce ne sera pas un article qui donnera envie aux gens de le partager, de le relire et d'en parler. Ou alors c'est vraiment la plus belle lampe de chevet de tous les temps et on sait comment ça va se passer : votre article ne sera pas partagé, quelqu'un va juste enregistrer la photo sur son téléphone et la poster sur les réseaux avec pour commentaire "QUI A FAIT ÇA ???", nous privant de nos clics. Et on aime ça, le clic, pas vrai ?

À quoi ressemble un article de blog qui soit un vrai article, alors ?

Un article de blog qui est un vrai article a un cheminement. Mon exemple avec la lampe de chevet ? Il n'y a pas de chemin. Il y a un avant et un après la découverte de la photo de la lampe de chevet, mais qu'est-ce que j'ai vraiment créé comme cheminement de pensée chez mon lecteur ?

On pourrait faire de notre article un vrai article en racontant quelque chose à propos de cette photo, plutôt qu'en ne faisant que la poster. À quoi ressemblera ce commentaire ? Ça dépend de quoi vous voulez parler. Quelle est la signification de cette lampe de chevet pour vous ? Quelle est son histoire ? Qu'avez-vous à dire dessus ?

J'ai hérité de cette lampe de chevet l'an dernier et, elle a beau être laide, je n'arrive pas à m'en débarrasser car c'est un cadeau. Alors j'ai décidé de la repeindre ! Je vous décris le processus étape par étape...

J'ai trouvé cette lampe de chevet fabriquée dans les années 1920 chez mon brocanteur et, franchement, est-ce qu'elle n'est pas vachement plus belle que toutes ces saloperies IKEA, là ? Par contre elle a fait sauter mes plombs quand je l'ai branchée, et c'est comme ça que je me suis lancé dans un tutoriel vidéo d'électricité...

Je me suis réveillé ce matin et j'ai regardé ma lampe de chevet pour la première fois. Vous savez, vraiment regardé. Parfois je range mon appartement et je me rends compte qu'il y a des choses là-dedans auxquelles je n'ai pas pensé depuis des années. Du coup ça y est, je me lance, je fais un grand tri et je tente le minimalisme. Dans la prochaine série d'articles je vais faire la liste de ce que je garde et de ce que je ne garde pas...

Un blog, c'est d'abord fait pour le texte. Je dirais même plus : c'est fait pour dire des trucs.

Mais il me reste un souci : je ne veux pas spécialement dire des trucs ; je veux que des gens lisent mes trucs. Comment écrire des trucs que les gens veulent lire, comme ça ils les lisent et j'ai du clic ?

* Bien sûr, techniquement il est possible de créer son propre blog attaché à son propre site web mais, soyons sérieux deux minutes, si les blogs ont décollé c'est aussi grâce aux plateformes. Moi-même j'ai commencé sur Skyblog dans mon adolescence et c'était quand même bien pratique.


Pourquoi lire un article de blog ?

 
Il existe de multiples raisons de lire des articles de blog. Une agence de communication, quelque part dans le monde, a probablement listé tous les profils de consommateurs de blogs, mais je n'ai pas cette liste sous la main.

Tout ce que j'ai, c'est ma propre expérience de lectrice et ma capacité limitée à imaginer les motivations de gens qui ne sont pas moi.

Listons !
  1. Je lis cet article de blog parce que son titre m'a positivement accrochée et que j'ai continué à lire.
  2. Je lis cet article de blog parce que son titre m'a négativement accrochée et que j'ai continué à lire.
  3. Je lis cet article de blog parce que son sujet me passionne et que je lis tout ce que je trouve en rapport avec ce sujet.
  4. Je lis cet article de blog parce qu'il traite d'un sujet dont j'ai besoin, ponctuellement.
  5. Je lis cet article de blog parce que je suis spécialiste du sujet qu'il aborde et que je veux vérifier que son auteur n'a pas raconté n'importe quoi. 
  6. Je lis cet article de blog parce que ! l'auteur ! a ! tort ! Je veux lui poster un commentaire pour lui dire qu'il a tort mais avant je suis obligée de me taper l'article !
  7. Je lis cet article de blog parce que je lis systématiquement tout ce qu'écrit son auteur sur son blog.
  8. Je lis cet article de blog parce que c'est un ami qui l'a écrit.
  9. Je lis cet article de blog parce qu'un ami me l'a recommandé.
  10. Je lis cet article de blog parce que je lisais un autre article du même blog et que je suis partie en quête de plus d'articles à lire sur ce blog.
Avec la quantité de gens existant sur cette planète, il existe encore plus de raisons de lire un article de blog que ça.

Vous pouvez reconnaître en (1) et (2) des raisons qui ont créé des stratégies courantes sur Internet : le clickbait, par exemple - le fait d'avoir un titre qui interpelle de manière à créer de cette accroche, à faire venir la personne sur l'article pour qu'elle puisse vérifier s'il a mérité son titre.

Si je combine (3) et (10), j'obtiens un combo très sympathique qui explique que les gens préfèrent créer des blogs sur des thèmes précis et pas des gros fourre-tout, comme ça les lecteurs savent à quoi s'attendre et risquent moins d'être déçus : ils ont alors plus de chance de devenir (7), un lectorat fidèle.

D'ailleurs, pourquoi lisez-vous des articles de blog, vous ? Qu'est-ce qui vous fait les lire jusqu'au bout ? Qu'est-ce qui vous fait les partager ? Les commenter ? Chercher d'autres articles sur le même blog ? Posez-vous ces questions et vous aurez déjà un peu balisé vos possibilités.

Bien sûr, vous pouvez désirer ne pas reproduire certaines choses. Par exemple, vous pouvez lire des articles pour cause de (2) et (6) mais ne pas souhaiter avoir ce genre de relations avec votre propre lectorat, et donc ne pas faire exprès d'écrire des articles et des titres conçus pour agacer les gens. Franchement, laissez ça aux grosses machines à buzz. Soyez un artisan, faites dans l'artisanal.


Que mettre dans un article de blog ?


Du texte.

Je dirais même plus : du texte qui raconte des trucs.

J'irai encore plus loin : du texte qui raconte des trucs intéressants.

Qu'est-ce qu'un "truc intéressant" ? C'est quelque chose :
  1. Qu'il vous intéresse d'écrire
  2. Qu'il intéressera quelqu'un, une seule personne, n'importe qui, de lire
Je veux insister sur le (1) : que voulez-vous écrire comme article ? Pondre un texte, que ce soit faire les recherches dont vous avez besoin pour le rédiger ou le rédiger directement, c'est du travail : vous devrez donc mettre dans votre article...

Du travail.

Et, franchement ? C'est vous qui voyez de quoi vous avez besoin comme ratio ennui/amusement dans vos activités, mais ce serait plus simple pour vous de travailler sur un sujet d'article qui vous donne envie de le travailler.

Malgré tout, ça peut être une bonne idée de ne pas oublier le (2) : écrire quelque chose qui intéressera quelqu'un d'autre.

Vous avez plusieurs façons d'envisager les choses. Vous pouvez essayer d'écrire un article sur un sujet dont tout le monde parle, ou vous pouvez essayer d'écrire un article sur un sujet dont personne n'a encore parlé.

Le sujet dont personne n'a encore parlé a l'originalité pour lui, et cette originalité attirera forcément l'attention de quelqu'un ; mais qu'est-ce que cet article apporte à votre lecteur ? Qu'est-ce qu'il en tirera ? Un éclat de rire ? Une compréhension approfondie de l'univers ? Une méthode concrète pour accomplir une tâche ? Une anecdote à répéter à ses amis en soirée ? Voilà un truc à ne pas oublier dans l'article :

Des idées.

Pensez résultat : qu'est-ce que votre lectorat tirera de votre article ? La réponse peut être "l'impression d'avoir lu quelque chose de vraiment intéressant", c'est permis. Pareil pour "l'enthousiasme contagieux du rédacteur de l'article pour son sujet", même si c'est plus technique à transmettre. Si vous lisiez un article sur le sujet que vous avez choisi, qu'est-ce que vous voudriez en tirer ?

Des idées ne veut pas dire de l'originalité. Si vous choisissez un sujet rebattu, vous avez probablement une nuancée dessus, ou vous voulez peut-être aller plus loin sur le sujet à partir de ce qui a déjà été dit. Votre article, ce ne sera pas simplement dire "ça" ; ce sera dire "ça, mais" ou "ça, et" du sujet. Voire même dire "pas ça" : refuser, réfuter ou détester quelque chose, ça marche aussi. Quoi qu'il arrive, vous devriez donner...

De votre personne.

Vous êtes un individu unique, tout ça tout ça : ce qui distingue votre article de blog d'autres articles de blog, c'est ce que vous aurez mis de vous-même dedans. Et si ça vous fait horreur, désolée. Posez-vous devant un miroir ou une page blanche et faites la paix avec vous-même. Rendre vos articles impersonnels exprès est aussi une stratégie, mais de quoi allez-vous donc parler qui ne figure pas déjà sur Wikipédia ?

Éventuellement des images et des gifs.

Parfois, un peu d'illustration, ça fait du bien aux yeux. Soit de l'illustration pertinente, soit de l'illustration à pur but décoratif comme pour cet article.


Quelques cas particuliers


Qu'en est-il d'un article qui ferait une synthèse de plusieurs autres articles, qui n'aurait pas pour but de présenter vos propres idées mais de mettre en parallèle des idées qui n'ont peut-être jamais été confrontées ensemble avant  ?

Eh bien déjà félicitations parce que c'est une idée, que c'est du travail, et que ça fera un texte qui raconte des trucs intéressants. Où est votre personne là-dedans ? Elle est implicitement dans le travail que vous effectuez, mais vous pouvez vous permettre de la caser explicitement dans une introduction : "j'ai pensé que ce serait intéressant de parler de ceci et de cela parce que..." C'est votre blog, pas une revue académique, permettez-vous.

Qu'en est-il de la traduction d'un autre article ? Vous pouvez traduire un article que vous trouvez intéressant, par exemple de l'anglais vers le français. Une bonne raison de le faire, c'est le fait que tous les gens qui parlent français ne lisent pas couramment l'anglais. Mais du coup, si vous avez votre grain de sel à ajouter là-dessus, mes conseils seraient :
  • de désigner la traduction comme une traduction, 
  • de marquer clairement la différence entre ce que vous écrivez et votre traduction de ce que l'autre auteur a écrit,
  • de limiter le volume de texte qui représente votre opinion, ou de l'écrire dans un article séparé (déjà parce que ça fait le double de clics, mais aussi parce que ça évite de mélanger vos idées et celles de la personne que vous traduisez, c'est plus propre).
Du coup, dans ce cas précis, je vous conseille d'écrire le "ça" et limiter le "ça et" ou le "ça mais".

Qu'en est-il d'un article dont le sujet ne vous inspire rien du tout, mais dont vous pensez pour une raison ou une autre que vous devriez l'écrire quand même ?

Ne l'écrivez pas tout de suite, je vous en conjure. Réfléchissez à pourquoi, si cet article est si important que ça, vous n'avez pas envie de l'écrire, ou n'avez rien à dire de plus que ce qu'une autre personne a écrit avant vous. Pouvez-vous vous poser deux minutes et essayer d'aller plus loin, écrire un article qui se hisse sur les idées développées avant ? Pouvez-vous trouver un angle à vous, qui vous donne envie d'écrire cet article ?

Qu'en est-il d'un article de news ? Qui ne parle de rien de particulier sinon de tout ce qui est arrivé de récent ?

Ben votre sujet, c'est une actualité, que vous racontez sous forme de texte en y mettant de votre personne, voilà, pif pouf, c'est pas sorcier. Si c'est l'actualité d'un groupe de musique, de sorties littéraires ou de tournages de films, pas de souci ; si c'est votre actualité personnelle, ce n'est pas avec ces articles là que vous attirerez du nouveau lectorat. Vous fidéliserez peut-être l'ancien, cela dit. Perso comme je raconte ma vie une fois par mois je passe auprès de certaines personnes pour une blogueuse avec une éthique de travail respectable alors que pas du tout. (Notez que les "certaines personnes" ne lisent pas mon blog pour autant.)

Qu'en est-il d'un article subversif, agressif ou polémique ?

Vous êtes en conflit avec quelque chose. Vous voulez exprimer ce conflit. Tout conflit n'est pas à fuir : lors d'une confrontation d'idées, de nouvelles idées peuvent apparaître, et ça c'est magique ! Deux petites choses à vérifier :
  • Êtes-vous sincère dans votre démarche ? Votre article reflète-t-il vraiment votre pensée ? Ou avez-vous recouru à des techniques de vil individu pour écrire un article qui mettra les gens en colère pour le plaisir de mettre des gens en colère (et pour le clic, n'oublions pas le clic) ? On a dit qu'on laissait ça aux professionnels de la profession.
  • Êtes-vous préparé à la contradiction ? Vous êtes en conflit avec une idée. Vous allez exprimer que vous n'êtes pas d'accord. Quelqu'un va venir vous dire que lui est d'accord avec l'idée et donc pas d'accord avec vous et que vous devez être un sale type. Comment allez-vous gérer ça ?
Qu'en est-il d'un article fondé sur une réponse à une question de lecteurs ? Courrier du cœur, vulgarisation scientifique à la commande, writing prompts du public... Vous pouvez fonder votre blog et donc vos articles sur les suggestions de votre lectorat. Écrire un article dont le sujet a été proposé par quelqu'un d'autre peut vous donner des idées très intéressantes.

Mais : comment écrire un article fondé sur l'input du lectorat quand on débute et qu'on n'a pas de lectorat ? Devez-vous écrire un article sur un input de lectorat qui ne vous inspire pas parce que vous n'avez pas le choix ? C'est un équilibre à trouver entre la contrainte qui inspire et la contrainte qui emmerde.


Questions subsidiaires


Un article de blog a-t-il besoin d'un plan ?

Ce qui est certain, c'est qu'un article de blog n'a pas besoin d'un plan explicite, d'une annonce du plan au début comme celui-ci.

Qu'il possède une structure conventionnelle, avec une introduction, un développement et une conclusion, c'est à votre choix. Les structures-type sont censées être des aides à la lecture et à la rédaction, pas des freins.

Qu'il soit de forme libre, avec des idées qui partent dans tous les sens, une maquette déconstructiviste et des insultes calligraphiées en guise d'illustrations, c'est aussi votre choix, et ça peut créer un article intéressant selon ce que vous en faites.

Après, c'est encore une de ces occasions où faire la balance entre "ce que je veux écrire" et "ce que je veux que le lectorat retienne de l'article". Il y a cette blague qui circule sur les jeunes de Tumblr, tiraillés entre le désir d'écrire des pavés ininterrompus d'une seule phrase de quinze lignes et le désir de lire des posts courts et structurés.

Un article de blog a-t-il besoin d'être drôle ?

Non. L'humour rentre dans le "de votre personne" : êtes-vous du genre à parler du sujet de votre article avec humour ? Alors vous en mettrez dedans naturellement, sans vous forcer.

Les lecteurs qui détestent ça abandonneront la lecture de votre article, voire de votre blog. Les lecteurs qui s'en fichent ou qui aiment ça resteront sur votre article. En écrivant des articles qui vous seront faciles à écrire, vous sélectionnerez un lectorat qui aime lire les articles qui vous sont faciles à écrire, soit un lectorat facile à garder et content de rester.

Un article de blog peut-il être conçu spécifiquement pour attirer un certain type de lectorat ?

Oui, évidemment, mais vous voulez laisser ça aux professionnels du buzz.

Ou alors, si vraiment vous voulez attirer un certain lectorat, pourquoi pas pour le transformer en clientèle, posez-vous la question de qui il est et de ce qu'il a envie de lire.

Par exemple, je vois des écrivains qui écrivent des articles sur l'écriture que tout le monde a déjà écrits quinze fois pour faire vivre leur blog quand leur objectif est en fait d'attirer l'attention de lecteurs sur leurs écrits de fiction. Sauf qu'en écrivant des articles sur l'écriture, ils vont attirer des écrivains, pas des lecteurs. (Et encore, pas très bien. Je connais la méthode des flocons, c'est bon, je vais pas la relire trente fois. Ajoutez des trucs !! Rédigez le "et" dans le "ça et" !!)

Un article de blog peut-il être tout nul ?

Oh oui, assurément ! Surtout quand vous commencez, ou quand vous poursuivez, ou quand vous arrivez sur la fin de votre apprentissage continu du blogging. Il est toujours, toujours possible d'écrire un mauvais article.

Que faire d'un mauvais article ? Vous avez le choix entre le poster quand même ou ne pas le poster. Si vous n'avez pas conscience que votre article est mauvais, ce n'est même plus un choix : vous le postez en toute bonne foi.

Faut-il avoir peur de poster un mauvais article par inadvertance ? Non. Si votre objectif est d'écrire des articles de blog, alors il va falloir les poster un jour. Poster des articles vous encourage à en écrire de nouveaux. Écrire de nouveaux articles vous permet de vous améliorer et vous rend meilleur pour écrire les prochains articles.

Bref : plus il y a de mauvais articles, plus il y a d'articles ; plus il y a d'articles, plus il y a de bons articles. Donc, plus il y a de mauvais articles, plus il y a de bons articles. Eh oui. C'est la science.

Un article de blog doit-il avoir des sources ?

Doit ? Non. C'est l'Internet ici, pas votre thèse de doctorat. En revanche, il est considéré comme poli :
  • de citer quelqu'un si vous reprenez une de ses idées, en admettant bien sûr que vous ayez la référence de ce quelqu'un. Si vous ne savez plus de qui il s'agit, utilisez au moins une tournure qui montre que ce n'est pas votre idée. Si on vous signale que l'idée que vous pensiez originale a déjà été formulée par quelqu'un d'autre il y a des années, vous pouvez éditer votre article et y inclure cette référence en précisant que vous ne la connaissiez pas mais que vous êtes très content de ne pas être le seul à avoir pensé à ça.
  • de donner la référence d'un article scientifique/d'une revue/d'un livre/d'une vidéo/d'un discours si vous en parlez largement dans votre article plutôt que de dire "Machin a dit ça un jour".


Cas pratique : faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais 


Ce blog-ci n'est pas mon seul blog, mais c'est celui qui possède le contenu le plus récent.

La plupart de ses articles sont faits de texte qui raconte des trucs intéressants, avec la nuance que certains "articles" sont en fait plutôt des "pages statiques" qui ne racontent pas grand-chose, comme la plupart des choses listées en "Images". Là, c'est moi, qui détourne les outils que m'offre la plateforme de blogs pour en faire un site : ce ne sont pas des articles de blog au sens où on en a parlé plus haut.

Parmi ces articles, j'en ai une grosse partie qui sont des news sur mon actualité, avec les limites dont on a déjà parlé plus haut : ça n'intéresse que les gens qui s'intéressent déjà à ce que je fais.

D'autres sont des articles qui ont un sujet, développé avec des idées, dans lesquels j'ai mis de ma personne. Le sujet, ce n'est pas toujours moi qui l'ai trouvé. Les idées, elles sont aussi venues à l'écriture. Ma personne, je n'ai pas fait exprès de la mettre, mais elle est là et je ne la retire que quand elle prend plus de place que le sujet.

Prenons comme exemple l'article le plus vu sur ce blog, parce qu'il est simple.

Combien faut-il de basilic frais pour fabriquer un cachet d'ecstasy ? est un article publié en avril 2017. Il est principalement constitué de texte, plus des images d'illustrations possédant elles-mêmes des légendes.

Son sujet, le fait que la molécule qui sert à synthétiser l'ecstasy est présente dans le basilic, a été inspiré, voire repompé, sur un tweet d'un utilisateur de Twitter que je connaissais vaguement du réseau. J'ai jugé bon d'écrire cet article, pas seulement en reprenant ce que disait le tweet, mais avec les envies suivantes :
  • De retracer et vulgariser le processus d'extraction de la molécule de départ, puis toutes les réactions chimiques qui mènent à la création de MDMA ;
  • De mettre des sources afin qu'un lecteur puisse vérifier mes dires, même s'il s'agit d'un article d'humour et pas d'un vrai article de vulgarisation ;
  • De prendre un temps pour évoquer les questions moins chimiques et plus existentielles qui m'ont effleurées l'esprit pendant la rédaction.
Son plan est annoncé en début d'article et il découle de ce que je voulais écrire. Introduction, on regarde la synthèse dans l'ordre de ses étapes, puis on débriefe. La conclusion n'est pas une conclusion, c'est seulement un résultat.

Si je fais cet exemple, ce n'est pas pour me vanter, mais pour appliquer à un cas particulier ce dont je parlais dans cet article de façon très générale.



Bref. Conclusion. Bloguez, bloguez, il en restera toujours quelque chose. Dites-nous des trucs sous une forme principalement écrite. Un jour ou l'autre, il y aura des gens pour lire et échanger avec vos idées.

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