mardi 28 juillet 2020

Le présent, nouvelle

"Une vision m'a été révélée." 
Le neveu existe, la tante s'inquiète.
Voici un lien de lecture sur ce blāūg.
Voici le lien de téléchargement en PDF.

Après la coupure, du contexte.




J'ai écrit ce texte fin juillet 2020 pendant un arrêt de travail pour me prouver que je savais encore écrire. Mes romans ne m'attiraient pas.

Mon idée dans les semaines qui ont précédé cet arrêt de travail était de cesser d'écrire pour me concentrer sur le travail. Avec un succès mitigé. Ma capacité à travailler étant momentanément HS (l'arrêt, vous vous souvenez), j'ai craint que ma capacité à écrire ait aussi souffert de ce surmenage. Probablement que oui mais pondre ce tout petit texte avec un début, un développement, une fin et un propos m'a soulagée.

Question interprétation du texte, bon, je crois que cette tata a un problème avec le concept que son neveu devient au fil des années un être indépendant capable du meilleur mais surtout, dans sa tête, du pire. Il semblerait aussi que ça n'a pas de sens d'essayer de rendre compatible "attendre le pire" et "soutenir quelqu'un".

Après ça ne traîne pas pendant des heures et des heures parce que qui a le temps de supporter un tel exercice de style sur plus d'une page ?

Pour une fois, j'ai tenté une expérience : comme la nouvelle est très courte, je me suis dit que ça n'arracherait pas trop les yeux de lire le texte directement sur le blāūg.

Ce qui arrache les yeux, par contre, c'est la couverture. Bon. Je devais mettre quelque chose dans le trou rectangulaire en forme de couverture en haut de la page, hein.

2 commentaires:

  1. Bonjour, je cherche une écrivaine pour continuer une histoire aberrante sur un forum de criture
    Guihnol

    RépondreSupprimer
  2. J'ai rit.

    Je ne sais pas s'il s'agit de l'effet recherché, mais entre l'emphase grandiloquente de cette vision apocalyptique qui donnerait matière à une étude eschatologique balayée d'un revers de la main par une soeur plutôt stoïque (il faut l'admettre vu ce que lui raconte son interlocutrice) et l'arrivée de cette conclusion d'une simplicité presque glaçante je n'ai pu que rire de ce différentiel, mais ce n'était ni un rire moqueur ni un rire amusé, c'était un rire un peu cruel, un rire d'humour noir, sur ce qui semble ronger cette femme dont on nie l'interprétation du monde et qui souffre jusqu'au bout.

    La tante est-elle folle de vouloir vivre cette vision en donnant matière à la réalisation de son délire, cette ultime flamme de bougie n'étant qu'un indice que son esprit malade surinterprète ? Mystère, en tout cas la mère ne comprend pas que l'on puisse vouloir "soutenir quelqu'un" pour qu'il réussisse le pire.

    Plus prosaïquement :

    - le passage apocalyptique est bien écrit, c’est visuel et très sensitif ;
    - l'arrivée des dialogues un peu abrupte, j'avais initialement l'impression de lire une lettre, ça m’a un peu décontenancé ;
    - la conclusion est juste savoureuse.

    Universalis

    RépondreSupprimer